Gilets jaunes : l’État attribue 300 k€ aux commerçants toulousains, rien à Montpellier
Au total, 5,49 M€ vont être attribués à 34 villes françaises par l’État, dans le cadre d’un fonds de soutien destiné aux commerçants affectés par le mouvement des Gilets jaunes. En Occitanie, seuls les commerçants toulousains vont bénéficier de cette aide à hauteur de 300 k€ pour co-financer une action destinée à soutenir le commerce en centre-ville. Montpellier n'est pas bénéficiaire car aucun dossier n'a été envoyé. Explication de Philippe Saurel, maire de Montpellier, le 17 mai : « le règlement de cette opération de revitalisation proposait (aux commerçants, NDLR) un co-financement par l’État, avec le soutien des collectivités territoriales, communes, EPCI ou Région, d'actions d’animation et d’attractivité du centre-ville portées par les chambres consulaires, associations de commerçants (...) Et ces actions devaient avoir un caractère nouveau. » En clair : ce n'était pas à la Ville de porter ce dossier. La CCI 34 avait d’ailleurs adressé un courrier à Philippe Saurel mi-avril indiquant qu’elle était en train de mettre sur pied un plan d’action, indique l'édile. De son côté, André Deljarry, président de la CCI de l’Hérault, renvoie la balle à la Ville. « C’est la collectivité qui porte ce dossier, la CCI est censée venir en appui », souligne-t-il avant d’ajouter « je suis à disposition du Maire de Montpellier pour travailler sur un dispositif commun. » Reste à savoir si l’État acceptera de donner une séance de rattrapage à Montpellier.
Les 34 centres-villes qui seront accompagnés sont Avignon, Besançon, Béthune, Bordeaux, Bourg-en-Bresse, Brest, Calais, Charleville-Mézières, Chaumont, Dijon, Dole, Epinal, Le Port, Le Tampon, Lille, Lyon, Mâcon, Marseille, Nantes, Nevers, Paris, Ploërmel, Quimper, Rennes, Rouen, Saint-André, Saint-Avold, Saint-Denis, Saint-Etienne, Saint-Louis, Saint-Paul, Saint-Pierre, Toulon et Toulouse.
Selon le barème du fonds de soutien établi par l’État, pour les projets évalués en dessous de 100 K€, l’État ne verse rien. Pour ceux compris entre 100 k€ et 300 k€, l’État verse 20 % et 10 % pour ceux qui franchissent la barre des 300 k€.
Parmi les autres mesures présentées par le gouvernement : la possibilité pour les villes ayant subi beaucoup de dommages sur l'espace public en raison du mouvement des Gilets jaunes d'avoir des facilités fiscales sur leur budget. « Pour Montpellier, cela devrait représenter l'équivalent de 1,5 M€, indique Philippe Saurel. Ce n'est pas encore acté mais Bercy semble vouloir aller dans ce sens. »










