Gilets jaunes : l'économie foudroyée
Le mouvement des Gilets Jaunes frappe l'économie régionale. Exemples. Dans le Gard : à Aimargues, l’accès à l’usine Royal Canin (groupe Mars), dans un premier temps bloqué, est, depuis le 27 novembre, occupé par barrages filtrants plutôt que bloquants. Sur les 140 salariés du site, placés en chômage technique durant plusieurs jours, 40 sont toujours en chômage partiel. Jean-Lin Pelatan, directeur du site de production estime les pertes financières à 10 M€. À Narbonne (11), un commando d'environ 200 individus a détruit plusieurs installations stratégiques de Vinci Autoroutes, dans la nuit de samedi à dimanche : « péage de Narbonne Ouest, direction régionale (100 salariés, dont six travaillaient au moment de l'assaut) comprenant le PC sécurité régional, ateliers, fourgons et moyens d'interventions », énumère une source proche de Vinci Autoroutes à La Lettre M.
À Béziers (34), le rond-point de la zone d’activités La Méridienne est régulièrement bloqué. Une situation qui, selon les acteurs publics locaux, perturbe gravement le fonctionnement des entreprises de la zone, dont la plateforme logistique alimentaire de 66 000 m2 d’Intermarché, qui permet de livrer de 200 magasins. En Ariège, « la situation est rude », confie à La Lettre M, un directeur de supermarché, victime de dégradations importantes en marge des manifestations. « Je n’ai pas pu être approvisionné pendant une semaine. L’activité a été perturbée à hauteur de 30 à 40 % les trois derniers samedi, relate Alexandre Guidet. Il y a un risque de chômage partiel pour mon entreprise. Je suis préoccupé pour mes 40 salariés. » Côté tourisme, Jacques Mestre, président de l'Umih (Union des Métiers et des Industries de l'Hôtellerie) ex-Languedoc-Roussillon, déplore une baisse de l'activité « de 20 %, qui atteindra les 40 % si le mouvement continue. Un touriste, s'il ne se sent pas en sécurité, s'en va ou ne vient pas. C'est aussi simple que cela. »










