Georges Frêche sur Europe 1 : « Il y a beaucoup de faux-cul au PS »
« Ma priorité pour la Région, c’est l’emploi, a rappelé Georges Frêche, président divers gauche de la Région Languedoc-Roussillon, candidat à sa réélection pour les élections régionales du 14 et 21 mars, ce vendredi 15 janvier, au matin, au micro de Jean-Pierre Elkabbach, sur Europe 1. L’ancien maire de Montpellier promet « zéro % d’augmentation des impôts dans les quatre ans qui viennent », s’il est réélu. Il présentera son programme et sa liste (« où sera présente une fille de harkis », a-t-il déclaré) le 23 janvier à sa permanence de campagne, rue d’Athènes dans le quartier Antigone.
Interrogé sur son risque d’isolement à gauche au 2e tour, Georges Frêche a répondu : « Au second tour, je tendrai la main à tout le monde, au MoDem, à Génération Ecologie… beaucoup le prendront, ne vous en faites pas ! » Georges Frêche s’est dit opposé au vote des étrangers lors des élections nationales, une position prise récemment par Eric Besson, ministre de l’Immigration : « La France est une République laïque, elle doit le rester. Je suis contre le droit de vote des étrangers aux élections locales. Je pense que le droit de vote est lié à la citoyenneté, il vaut mieux que les gens qui viennent de l’étranger deviennent Français, c’est eux qui renouvellent la nation française, c’est une bonne chose. Et quand ils sont Français, ils votent. L’intégration des étrangers ne se fait pas si mal en France. Tout le monde condamne le modèle français, il marche mieux à mon avis que le modèle anglais ou néerlandais. La burqa est surtout portée par des Françaises qui se converties à l’Islam, c’est une provocation. Bien sûr qu’il faut combattre la burqa et tous les signes de fondamentalisme. Il ne s’agit pas de nous laisser embringuer. »
« Ici, les gens m’aiment »
Le président de Montpellier Agglomération a taclé les actuels responsables du PS, parti dont il a été exclu en janvier 2007 après ses propos sur la trop forte proportion de joueurs noirs en équipe de France de football : « Depuis que Mitterrand est parti, le PS manque d’intellectuels. Il y a beaucoup de gens de qualité, mais ils manquent de hauteur de vue. Ils sont sympas, au PS, mais il y a beaucoup de faux-cul. » La direction du parti n’a pas investi Georges Frêche pour les régionales, sans présenter de liste alternative. « Si je perds, ce sera moi qui perdrai, si je gagne, ce sera le PS qui gagnera. Martine Aubry, elle est très sympathique. Enfin, je dis ça parce que je suis en campagne électorale. Elle n’est pas venue ici depuis trente ans ! Le jour où j’irais la voir à Lille, je lui demanderai si elle est maire de Calais ou maire de Bruges : elle est venue à Toulouse, elle a dit : " je n’ai pas vu Frêche ". Elle a confondu Midi-Pyrénées et Languedoc-Roussillon. »
Georges Frêche a égratigné par ailleurs les médias nationaux : « Ce qui me navre, c’est le nombre de journalistes parisiens qui ne sont jamais venus ici, qui ne me connaissent pas, qui n’étaient pas nés quand j’ai commencé ma carrière politique, si vous leur pressez le nez il sort du lait, et qui donnent des leçons de morale en permanence. Tout ça n’a aucune importance. C’est ridicule. Ici, et ça étonne beaucoup de Parisiens, les gens m’aiment. »










