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Languedoc-Roussillon
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Institutions
| 23/02/2010

Georges Frêche appelle Hélène Mandroux à démissionner de la mairie de Montpellier

Georges Frêche, président divers gauche de la Région Languedoc-Roussillon et candidat à sa succession, a déclaré dans la matinée du lundi 22 février 2010 sur Radio France Hérault que la candidate officielle du PS, Hélène Mandroux, devrait « tirer toutes les conséquences » d’un échec éventuel aux élections régionales et « se retirer » de la mairie de Montpellier. Selon lui, seuls trois élus seraient encore fidèles au maire actuel, contre 23 qui seraient favorables à Georges Frêche. Dans son élan, le président de la Région s’en est pris au « PS de Martine Aubry, un parti coupeur de têtes ». Selon lui, le résultat du bureau national, qui doit se prononcer mardi 23 février sur le sort des 59 colistiers socialistes de Georges Frêche, est « connu » d’avance : « Il y aura 10 voix de mon côté, 40 contre, puisque ce bureau national est le fruit de la fraude du dernier congrès. Donc il y a les gens de Laurent Fabius et les gens de Martine Aubry. Et les autres sont là pour faire de la figuration. » Il a également qualifié le PS de « parti d’inquisition ».

« Enfants bien élevés »

Réplique immédiate d’Hélène Mandroux, lors d’une conférence de presse ce matin à son local de campagne : « en colère », le maire de Montpellier a dénoncé une « déclaration d’une extrême gravité, grave pour la démocratie, grave pour Montpellier ». « La mairie n’appartient ni à Georges Frêche, ni à Hélène Mandroux », a martelé l’élue. « Elle appartient aux Montpelliérains qui me l’ont confiée à une très large majorité pour six ans ». Sans préjuger de son score aux régionales (selon les sondages, elle atteindrait difficilement la barre des 10 %), Hélène Mandroux a ironisé sur les échecs passés de son ancien mentor : « Qui a demandé à Georges Frêche de démissionner en 1993 lorsqu’il a été battu par Gérard Saumade ? », s’est-elle interrogée, faisant également référence aux défaites de Georges Frêche face à Jacques Blanc en 1998, et Jacques Domergue en 2002. Qualifiant l’ancien maire de Montpellier de « dictateur des idées (qui) confisque le débat public sur le programme et l’avenir du Languedoc-Roussillon avec ses insultes à répétition et ses saillies racistes et xénophobes », Hélène Mandroux s’est dit assurée de la solidité de sa majorité à la mairie de Montpellier. « Il ne faut pas confondre l’activité du militant socialiste et celle de l’élu (…) Je leur ai dit à tous qu’en tant que militants socialistes de base, ils étaient libres de choisir. Par contre, vous avez une responsabilité d’élu. Les Montpelliérains ont voté pour une équipe et un programme, donc il ne faut pas confondre (…) Les Montpelliérains n’ont pas à supporter les conséquences des choix des uns et des autres dans notre vie de militant ». « C’est un peu papa-maman qui divorcent. Les enfants ne savent pas de quel côté ils vont. Mais comme ce sont des enfants bien élevés, ils iront du bon côté ». Interrogée par La Lettre M sur la répartition des élus pro-Frêche ou pro-Mandroux, la maire de Montpellier a estimé que sa majorité était divisée en trois tiers d’égale importance : le premier favorable à Georges Frêche, le second lui étant acquis, et le troisième n’ayant pas pris partie. Paul Alliès, co-listier d’Hélène Mandroux, a également indiqué, lors de la même conférence de presse, qu’une réunion aurait lieu cette semaine avec les secrétaires fédéraux de l’Hérault, pour les inciter à soutenir la candidate officielle du parti.

Henri Frasque

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