Généalogie : Heredis à l’assaut du marché américain
La Scop Heredis, cogérée par Mikaël Marie et Audrey Cavalier et basée à Montpellier (20 salariés, CA de 1,3 M€), expose pour la première fois au Rootstech (Salt Lake City, États-Unis, du 28 février au 3 mars), plus grand salon mondial de généalogie, pour y présenter la version américaine de son logiciel. L’outil développé par Heredis, qui compte 10.000 abonnés (80 % de Français), rédige automatiquement des arbres généalogiques et des livres familiaux. « Les gens en sont friands », souligne Audrey Cavalier, cogérante avec Mikaël Marie. La version américaine de ce logiciel vient en complément de la gigantesque base de données de FamilySearch, gérée par les mormons (6 milliards d’individus archivés dans le monde).
Concernant sa part d’activité à l’export, Heredis compte passer, à terme, de 7 % aujourd’hui à plus de 50 % . D’ici à 2023, l’entreprise, qui se qualifie de « start-up de l’économie sociale et solidaire (14 salariés sont associés) », compte doubler de taille, du fait de cette internationalisation. Les deux cogérants suivent plusieurs formations à l’Urscop : financement, stratégie, diagnostic marché, RH, management…
Le logiciel de Heredis propose un système de notifications, avertissant l’utilisateur qu’une correspondance a été trouvée entre son arbre et un individu. L’ajout peut être fait en un clic, après vérification. « La généalogie change. Hier, le généalogiste arpentait les archives, en compulsant des microfilms ou des documents papiers, explique Audrey Cavalier. Aujourd’hui, il recherche en ligne. Demain, des services automatiques de matching le dispenseront de recherche. » Par ailleurs, les attentes des généalogistes se font plus aiguës. « Un généalogiste se contentait auparavant d’une date et d’un lieu de naissance et de décès. Il souhaite désormais raconter des histoires, en lisant des journaux, des cadastres, des fiches matricules, des passeports, des minutes notariées… » Autant de documents permettant d’aller plus loin dans la connaissance des ancêtres : l’apparence physique était par exemple décrite, autrefois, sur les passeports, ceux-ci n’ayant pas de photos. La France reste un eldorado pour généalogistes. « Tout y est archivé, numérisé et libre d’accès. Chacun peut remonter jusqu’au 16ème siècle », estime Audrey Cavalier. La quête est par exemple plus âpre en Allemagne, « où rien n’est numérisé », ou en Scandinavie « où l’accès aux données est payant ».










