Gare Nîmes-Pont-du-Gard : les élus gardois veulent la construction d'une 3e voie à quai
« Absurdité », « gare-betteraves », « gare cul-de-sac »… C’est un véritable « cri de colère » que sont venus pousser, en nombre, élus gardois et présidents des chambres consulaires du département, le 26 mars, à la gare TGV Nîmes-Pont-du-Gard à Manduel. L’objet de leur révolte : l’absence d’une troisième voie à quai permettant aux voyageurs de relier facilement cette gare à celle de Nîmes centre. Le montant nécessaire à sa réalisation, entre 12 et 14 M€ environ, est pourtant pour la grande majorité déjà provisionné auprès de la SNCF, assurent les élus. « En 2017, nous avons fait des choix techniques qui ont permis d’économiser 12 M€, explique Franck Proust, président de Nîmes Métropole. Et s’il fallait rajouter un peu en investissement, les collectivités seraient partantes. »
Mobilisation des collectivités
Ainsi, en octobre dernier, l’élu a sollicité le préfet de région, Étienne Guyot, afin qu’il réunisse un comité de pilotage avec la SNCF. Toutefois ce “copil“ n’a pas encore pu se tenir : « Impossible tant que la SNCF ne fournit pas au préfet un bilan comptable des opérations », indique Franck Proust, qui demande donc à la SNCF d’agir. De son côté, Laurent Burgoa, sénateur (LR) du Gard, s'engage à soulever ce problème dans le cadre des questions au gouvernement, au parlement, le 13 avril. Le sujet devrait également être abordé lors de la visite du Premier ministre, Jean Castex, à Nîmes et Alès, le 27 mars. Jean-Luc Gibelin, vice-président en charge des mobilités et infrastructures transports à la Région Occitanie, confirme également le soutien de la Région, « à vos côtés pour que l’État assume ses responsabilités ». Et de rappeler à cette occasion que les coûts de fonctionnement inhérents à cette gare ont représenté, en 2020, 2,2 M€ supportés par la Région et 1,3 M€ par an à partir de 2021. Une note relativement salée car sept TGV seulement arrivent, chaque jour, à la gare de Manduel, « contre 23 anticipés… ». Une chose est sûre, la gare Nîmes-Pont-du-Gard, mise en service en décembre 2019, semble bien loin du « hub », outil de développement économique, tant souhaité par les collectivités locales.










