Gard/TGV - Divisions autour de la gare nouvelle à Manduel
Ce jeudi 23 à Nîmes, les élus locaux se sont fortement opposés sur la question de l’opportunité de l’implantation d’une gare nouvelle à Manduel. « Nîmes Métropole est la seule collectivité impliqué dans le contournement de Nîmes et Montpellier à ne pas avoir encore signé le protocole d’intention préalable avec le ministre d’Etat Jean-Louis Borloo sur le financement, a déclaré Jean-Paul Fournier, sénateur-maire UMP de la Ville. Notre engagement politique et financier est conditionné par l’engagement formel pour la création d’une gare nouvelle à Manduel. »?« Une gare nouvelle, c’est un enjeu d’aménagement du territoire, de développement économique, a complété Franck Proust, en charge du développement économique à Nîmes-Métropole. Une gare, c’est un outil. Pour éviter les gares \"betteraves\", il faut travailler en amont. Il y a des gares nouvelles qui arrivent au milieu de parcs thématiques comme le Futuroscope à Poitiers ou EuroDisney à Marne-la-Vallée, et qui fonctionnent très bien. À Tours, la connexion entre la gare nouvelle et la gare historique fonctionne très bien. Or, à Manduel, la connectivité fonctionne, car la liaison existe déjà. Je rappelle que Nîmes Métropole vient de \"zader\" Grézan 4, 5 et 6, à quelques hectomètres du futur site de Manduel. On parle par ailleurs d’un parc thématique sur la romanité… Il faudrait profiter de cette opportunité pour travailler ensemble. C’est un véritable enjeu de territoire. Il n’y a pas que l’implantation d’une nouvelle gare sur tel ou tel site. Il faut travailler en amont sur un projet de développement autour du futur site. »Possibilité de faire évoluer le projet ?Pour Jean Denat, vice-président (PS) du conseil général du Gard, « l’enjeu de la gare est important mais n’est pas actuel. L’actualité ce n’est pas la gare, c’est le financement du CNM. Avant d’envisager une gare nouvelle, il faudrait être sûr d’être capable de financer collectivement le CNM. Il manque toujours une signature, celle de Nîmes-Métropole. Une gare nouvelle, c’est entre 80 et 120 M€, financés par Nîmes-Métropole, le Département et la Région si elle le souhaite. La gare centrale de Nîmes ne sera saturée qu’à l’horizon 2040. Il faut aller jusqu’à cet horizon pour exploiter au maximum la possibilité de prendre le TGV dans Nîmes et mettre en place un cadencement entre Nîmes et Montpellier et entre Nîmes et Alès. »?RFF rappelle : « Dans la déclaration d’utilité publique du CNM (mai 2005), il n’est pas fait mention de gares nouvelles à Montpellier et Nîmes. Mais nous entrons dans une phase de dialogue compétitif (avec Bouygues, Eiffage et Vinci, ndlr), qui s’achèvera fin 2010. Cette phase de dialogue donne la possibilité de faire évoluer le projet. »??H.V.










