Fil infos

| | 11/12/2008

Gard/Polémique - Une société nîmoise risque la faillite pour une erreur de saisie

C’est une incroyable bévue administrative qui pourrait coûter son activité à une société gardoise. Le grossiste La centrale du mobil home, dont le siège se trouve à Nîmes, est au cœur d’un terrible imbroglio. Cette société (74 K€ de recettes pour 1,5 M€ de CA en 2007), qui emploie trois salariés et fait travailler plusieurs sous-traitants, a été victime, fin septembre, d’une erreur de saisie de la part d’un prestataire de l’INPI - propriétaire d’Euridile. Le nom de l’entreprise ayant été confondu avec celui d’une société, au nom voisin (SL Centrale du mobile home, basée à Alès) mise en liquidation judiciaire, la Sarl nîmoise voit son CA plonger. « Malgré les pièces officielles que me fournit Infogreffe (hors de cause dans cette affaire, ndlr), mes fournisseurs ne veulent plus me livrer. Les clients ne m’appellent plus et mes banques refusent mes demandes de prêts. Depuis septembre mon CA est de 0€ », se lamente le gérant Stéphane Tapis. De son côté l’INPI reconnaît l’erreur. Mais trop tard. L’information est diffusée par différents sites commerciaux (Societe.com, Altares D &B, et Coface). Des informations erronées dont se servent les concurrents du Nîmois. « La seul façon pour mon client de faire taire la rumeur, est qu’un jugement soit rendu en sa faveur. » Me Alexandre Berteigne (barreau de Nîmes) a donc déposé un projet d’assignation devant le tribunal de commerce de Paris, afin que son client obtienne réparation. Il espère une audience d’ici la fin de l’année.Guillaume Mollaret

Bloc Abonnement

La Lettre M sur votre bureau chaque mois, la newsletter quotidienne à 18h, toute l'actualité en temps réel sur lalettrem.fr, les magazines thématiques, le guide « Les Leaders, ceux qui font l’Occitanie », la référence des décideurs d'Occitanie