Gard/Industrie – Exclusif : Antix veut licencier 62 salariés
62 départs sur 127 salariés : c’est, selon nos informations, le nouveau plan social qui a été présenté ce lundi 27 avril au comité d’entreprise du fabricant de meubles Antix, basé à Gallargues, par sa direction. « Ce plan est trop lourd. Il est inacceptable », a réagi le délégué du personnel, Abdelhakim Douidi, contacté lundi soir par La Lettre M. « L’entreprise ne peut pas fonctionner avec le nombre de salariés qui nous est proposé ».Après une année 2008 particulièrement difficile, qui s’est soldée par un CA de 14 M€, contre 19,7 M€ en 2007 (cf. La Lettre M n° 1088), l’année 2009 s’annonce tendue pour l’industriel, qui table désormais sur un CA de 9 M€, en raison de la crise qui touche son secteur d’activité. 32 personnes, dont 28 volontaires, ont déjà quitté Antix fin 2008, lors d’un premier plan social.Désaccord au sommetLa direction et le principal actionnaire (et fondateur) de la société, s’opposent sur la stratégie à mener. Ce dernier, Armand Wizenberg, ne fait pas mystère de sa volonté de céder Antix, dont il préside le conseil d’administration et possède encore, à lui seul, près de 50 % des parts. S’il salue « l’option courageuse » du plan social retenue par le directeur général, Jean-François Degemard, il souhaite, de son côté, « l’arrêt de l’activité industrielle », ou le déménagement de l’entreprise dans des locaux plus modestes. « Avec les 4 à 6 M€ dégagés par la vente des locaux, qui sont surdimensionnés, nous pourrions lancer des études pour recréer une entreprise, ailleurs, avec d’autres types de produits ». La direction souhaite, elle, conserver le site, relancer la société, notamment à l’export, et réembaucher dès que possible. « Aujourd’hui, il faut ajuster l’effectif au carnet de commandes, c’est une nécessité, affirme un proche de la direction, hostile à Armand Wizenberg. Mais la direction ne veut ni déménager, ni mettre les clés sous la porte ». Le conseil d’administration a refusé, début avril, de suivre Armand Wizenberg. Qui est accusé par les représentants des salariés de n’avoir qu’un seul but : la « liquidation rapide » d’Antix. « La structure est viable. Les actionnaires doivent patienter ! », réclament-ils. Ils doivent rencontrer, demain, des représentants des pouvoirs publics.Fondé en 1976 par Armand Wizenberg, Antix comptait 190 salariés, lors de son déménagement sur un site unique, à Gallargues, en 2006.H.F.










