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| | 20/09/2005

Gard > Les transporteurs divisés face aux mesures gouvernementales

Confrontés à la flambée du gazole, les professionnels ne sont pas tous convaincus par les annonces du gouvernement Villepin en leur faveur. La plupart hésitent à répercuter la hausse sur leurs clients. « J’en ai parlé à un client marseillais pour lequel je fais de l’international », raconte Didier Galéran, qui emploie 34 personnes à Pont-Saint-Esprit. « Il a refusé net, en ajoutant qu’il pouvait avoir tous les camions qu’il voulait devant sa porte. Pour les transports internationaux, c’est impossible, la concurrence est trop forte ». « La majorité de nos gros clients sont prêts à payer, estime au contraire le chef d’agence d’un gros transporteur. Ils sont conscients que seuls, nous ne pouvons pas tenir le choc. Quitte à ce qu’ils le répercutent à leur tour sur leurs propres clients ». Un troisième transporteur a choisi de ne pas présenter la note à ses clients les plus fragiles, comme les producteurs de fruits et légumes. « Ils n’en peuvent plus, eux non plus. Quand on se voit, c’est un concours de kleenex ».Gérer les contrecoups. Pour diminuer le contrecoup de la hausse du gasoil, « notre deuxième poste de dépense après la masse salariale », cette société coupe partout où elle peut : « Nous n’achetons plus de nouveaux camions et nous avons demandé à un formateur d’apprendre à nos chauffeurs des systèmes de conduite économique ». Dider Galéran a une solution : « Mes camions font le plein au Luxembourg ou en Espagne chaque fois que c’est possible ».

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