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Agri - Agro / Finances
| 2/06/2020

Futura Gaïa, l’une des facettes de l’agriculture de demain

Passée l’annonce de la levée de fonds (cf La Lettre M du 19/5) réalisée par la start-up gardoise Futura Gaïa (12 personnes, Rodilhan), se pose la question des motivations des investisseurs. 2,5 M€ ont été collectés par cette entreprise qui ne dégage pas encore de chiffre d’affaires. Ce qui a éveillé l’intérêt des fonds, c’est la pertinence de la solution développée par Futura Gaïa quant aux enjeux démographiques et environnementaux actuels et à venir : un système d’agriculture vertical sur sol vivant et en environnement contrôlé.

Une des facettes de l’agriculture de demain
Moins d’eau consommée, moins de terres occupées, pas de pesticides ni de fongicides, pousse en terreau, valeurs nutritives et gustatives conservées…Dans un contexte où l’équation entre croissance démographique et ressources naturelles est un véritable casse-tête, la solution élaborée par Futura Gaïa répond à plusieurs enjeux de l’agriculture de demain. « Ce n’est pas LA solution, mais une partie de la réponse, estime Pascal Thomas, président de Futura Gaïa. Il faut essayer de voir les complémentarités intéressantes avec d’autres modes d’agricultures afin d’utiliser au mieux les ressources fondamentales : la terre et l’eau. » De son côté, Muriel Sembellie, directrice générale et co-fondatrice de Fintouch (Nîmes) qui a participé au tour de table via sa marque Occipac, explique : « Cette solution coche toutes les cases, elle permet d’accroître le volume et le rendement tout en limitant l’impact environnemental. » De plus, la solution développée par Futura Gaïa est « l’une des plus innovantes dans l’agritech et des plus avancées en termes de commercialisation », ajoute Muriel Sembellie. De son côté, le fonds montpelliérain Sofilaro, qui a aussi participé à l'opération, commente : « Cette levée de fonds témoigne à la fois de l'implication forte des écosystèmes de financement régionaux et de l'importance accordée par ces acteurs aux différentes solutions de transition vers une agriculture plus durable. »​

Un marché potentiel énorme
Futura Gaïa présente aussi un potentiel économique réel : « Le marché est infini, explique Pascal Thomas. À titre d’exemple, 180 000 tonnes de salades sont importées en France chaque année, une ferme Futura Gaïa dotée de 400 machines pourra produire 3 à 400 tonnes / an pour 3 500 m2 de sol occupé. » La solution permet aussi une indépendance quant à la saisonnalité des produits. En plus de la filière alimentaire, Futura Gaïa échange avec l’industrie cosmétique et pharmaceutique.

Stéphanie Roy / roy@lalettrem.net
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