Fusion des Safer : ça bloque
Programmée le 4/4, la fusion effective des trois Safer (Safalt pour Aveyron-Lot-Tarn-Tarn-et-Garonne, Safer LR et GHL pour Gascogne Haut Languedoc), issues des deux anciennes régions, n’a pas lieu, faute de constitution du collège des collectivités locales pour le futur conseil d’administration. La difficulté ? Le collège des collectivités locales ne dispose, en plus des 2 sièges pour le conseil régional, que de 6 sièges pour représenter les… 13 départements de la nouvelle région. « C’est là que ça coince », souligne Philippe Jougla, président de la FRSEA. La date-limite pour la mise en place d'une seule Safer par région est fixée par la loi au 1er juillet.
Au-delà de cette difficulté à constituer le collège des collectivités locales, se greffe la compétition pour le siège du futur président de la Safer Occitanie, entre Dominique Barrau, président de la Safalt et Dominique Granier, président de la Safer LR. « Cela participe au ralentissement », reconnaît Dominique Barrau. « Si la Safalt semble moins importante, elle est par contre la plus opérante avec le plus important stock foncier (près de 400 ha, NDLR) », poursuit-il. La Safer ex-LR est la plus importante des 3 en termes de CA avec 101 M€, soit l’addition des deux Safer de l'ex-MP. De son côté, Phillipe Jougla indique que, fin février, les présidents des FRSEA des deux régions, pas encore fusionnées à l’époque, s’étaient prononcés en faveur de Dominique Barrau. « Stratégiquement et politiquement, il peut être plus intéressant d’élire un candidat pas très loin de la retraite (c’est le cas de Dominique Barrau, NDLR), pour que la question de la présidence se pose à nouveau dans 3-4 ans », glisse le président de la FRSEA.
Sentant ce blocage venir, un courrier du conseil régional, envoyé aux 13 départements la veille du scrutin, indique que l’institution régionale se mobilisera, d’ici à la fin du mois d’avril, pour qu’un arbitrage soit trouvé entre les départements et constituer ce collège des collectivités locales. L’option retenue a été celle de choisir 3 représentants de département pour l’ex-MP et 3 représentants de départements pour l’ex-LR, plutôt que 2 représentants pour chacune des 3 anciennes Safer.










