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Hérault
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Agri - Agro
| 17/07/2013

Fruits et légumes : le préfet à l’écoute des exploitants

Le préfet de l’Hérault, Pierre de Bousquet a rencontré, mardi 16 juillet, plusieurs exploitants agricoles* et représentants du secteur fruits et légumes du Lunellois (pommes, melons, asperges essentiellement), une activité qui génére un CA de 72 M€ dans l'Hérault. L’occasion pour les professionnels d’évoquer les difficultés rencontrées par l’ensemble de la filière locale : logements des saisonniers, recours à la main d’œuvre étrangère faute de candidats nationaux, difficulté d’installation des jeunes exploitants, coût du travail, et plan de rénovation du verger. Un dernier sujet largement évoqué par le vice-président de la FNSEA, Jérôme Despey : « Le coût de plantation d’un verger s’élève à près de 50 000 €/ha. Et il faut compter trois ou quatre ans avant d'envisager en tirer des premiers revenus. De fait, l'investissement s'avère trop élevé pour que les jeunes envisagent de s'installer. Quant aux aides, leur niveau est trop faible à l’heure actuelle par rapport à ces coûts d’implantation et à la capacité d’investissement des professionnels. Il est donc plus que jamais difficile de mener à bien cette restructuration des vergers, pourtant considérée comme nécessaire pour assurer l’avenir de cette filière. »
Pénurie de foncier agricole
Concernant la problématique liée aux logements des ouvriers agricoles et à la prolifération des mobile-homes implantés sur des terrains privés, Pierre de Bousquet a indiqué que le ministre du Logement, Frédéric Cuvillier, lui avait fait part de sa volonté de faire évoluer la loi Littoral « afin de tenir compte des enjeux économiques locaux, dont fait partie le logement des travailleurs saisonniers dans une région telle que le Languedoc-Roussillon. » Toujours à propos de la loi Littoral et de la raréfaction des terres agricoles, le préfet a pointé du doigt l’urbanisation massive du littoral : « La côte du Languedoc-Roussillon a été largement ravagée par la perte de centaines d’hectares de terres agricoles. » Un frein, selon lui, au développement de la filière, notamment dans l’Hérault. Entre 1997 et 2009, la consommation de terres agricoles et naturelles s'est élevée en moyenne à 615 ha/an et à 210 ha/an entre 2010 et 2011.
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