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Languedoc-Roussillon
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| 15/12/2009

Frédéric Lefebvre stigmatise la « double-outrance » de Georges Frêche

Frédéric Lefebvre, porte-parole de l’UMP, a stigmatisé, dans la soitée du lundi 14 décembre à Montpellier, le bilan de Georges Frêche, lors d’un point presse organisé en marge de l’inauguration de la permanence de campagne de Raymond Couderc, tête de liste UMP pour les élections régionales de mars. ?Frédéric Lefebvre s’est rendu à Montpellier alors que Georges Frêche a annoncé qu'il déposait une plainte contre lui et contre Eric Besson, ministre de l'Immigration (attendu ce jeudi à Montpellier, ndlr) pour « diffamation et atteinte à l'autorité des décisions de justice », après que les deux hommes eurent fait référence à ses propos notamment sur des harkis, que Georges Frêche avait traités de « sous-hommes » en 2006. Georges Frêche a été relaxé par la justice dans cette affaire.

« Il est tant qu’une page soit tournée, a déclaré Frédéric Lefebvre, faisant allusion à l’action de Georges Frêche à la tête de la Région L.-R. Georges Frêche fait une double-outrance, fiscale avec l’augmentation des impôts, et verbale avec ses dérapages. Je remarque qu’il a la plainte sélective. J’aimerais savoir pourquoi Georges Frêche n’a pas porté plainte contre Arnaud Montebourg, pour qui Georges Frêche est le déshonneur pour le parti socialiste, ou pourquoi il n’a pas porté plainte contre Paul Quilès, qui s’est étonné qu’il n’y ait eu aucun regret de sa part sur les propos tenus. On pourrait même aller sur la totalité de la commission nationale des conflits au parti socialiste, qui a eu des mots très durs à l’endroit de M. Frêche, beaucoup plus durs que les mots que j’ai pu avoir ou que les mots qu’a pu avoir Eric Besson. Vous l’avez compris, s’il y a eu cette plainte, c’était pour nous intimider. C’est raté, je suis là et bien là, je suis bien décidé à dire les choses. C’est une opération de diversion de la part de M. Frêche, lui-même faisant l’objet d’une plainte (de la part du fils d’un ancien prisonnier de guerre, ndlr) . Les plaintes n’ont aucune chance d’être jugées avant les régionales. Il espère s’en tirer comme ça. J’attends avec impatience que cette plainte soit jugée. »

Frédéric Lefebvre a raillé les maisons de la Région installées à l’étranger. Il se base sur une enquête du magazine Capital pour affirmer : « Avec un budget est de 6 M€, elles coûtent 25 000 € par jour et n’accueillent en moyenne que cinq visiteurs par jour. Vous voyez à quel point M. Frêche se fiche de l’argent du contribuable. Il est temps de changer de président, pour qu’un euro investit rapporte dans l’avenir à la région L.-R. »

Couderc souhaite un « prompt rétablissement » à Frêche

Interrogé sur les transferts de compétences qui justifient l’augmentation des impôts : « On connaît la musique, toutes les régions socialistes jouent le même air. Lors de la mise en place du plan de relance, le gouvernement a fait appel à toutes les régions françaises, en leur demandant de sortir de leurs tiroirs la totalité des projets sur lesquels le pays pouvait investir. On prenait tous les projets, quels qu’ils soient : le clocher de l’église, un lycée, une route, un bâtiment culturel… on était prêts à tout prendre, du moment que c’était immédiat, avec pour objectif d’investir pour relancer notre pays. La région L.-R., plutôt que d’expliquer que l’Etat n’était pas au rendez-vous, ferait bien d’assumer le fait qu’elle n’était pas prête. »

Frédéric Lefebvre a enfin attaqué le « double-langage » du Parti socialiste. « Le PS veut faire le grand chelem pour les élections régionales et ne soutient pas Frêche ? Ca veut donc dire que si Frêche gagne, le PS accepterait donc que Frêche soit socialiste, mais pour l’instant ne veut pas l’investir ? »

Raymond Couderc a conclu la conférence de presse par quelques mots de " réconfort " à l’attention de Georges Frêche, mis au repos forcé ce week-end suite à des douleurs à la hanche : « Je souhaite à Georges Frêche un prompt rétablissement. C’est mieux de gagner quand on a en face de soi un candidat dans le pleine possession de ses moyens. La règle, c’est qu’on ne tire pas sur une ambulance. Je n’ai pas envie qu’on me dise : "tu as gagné, mais il n’était pas en état de combattre ". J’espère qu’il va se rétablir rapidement pour que le combat puisse se dérouler d’égal à égal. » Pour le maire de Béziers, l’implantation de la permanence de campagne au cœur de Montpellier, à deux pas de la place de la Comédie, est une évidence. « Il est important que la capitale régionale soit soutenue et se développe. Nous voulions que la permanence soit ici, on n’aurait pas imaginé qu’elle soit ailleurs dans la région. ».

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