Frêche « se moque »de la décision du PS
Lors d’une conférence de presse de présentation de son programme en faveur de l’innovation à son local de campagne de Montpellier, mardi 2 février, Georges Frêche a dit ne pas craindre la décision du bureau national du PS, qui doit approuver, aujourd’hui, le lancement d’une liste socialiste aux régionales menée par la maire de Montpellier, Hélène Mandroux. « « Je ne redoute rien du tout. Je suis un Gaulois. Je ne crains qu’une chose, c’est que le ciel me tombe sur la tête. J’ai été exclu du PS. Ils ne peuvent pas m’exclure deux fois. Je m’en moque. Nous avançons. D’ailleurs, nous ne nous référons à aucun parti. » Il a estimé que « plus on nous pourchasse, plus on nous victimise, et plus on gagne des voix. Au premier sondage, j’étais à 29 %, maintenant je suis à 33 % ! »
« Martine Aubry m’utilise »
Concernant la polémique après ses propos sur la « tronche pas catholique » qu’il prête à Laurent Fabius, Georges Frêche a estimé que Martine Aubry « fait sa campagne présidentielle sur (son) dos ». Selon lui, « Madame Aubry utilise Georges Frêche pour essayer de prendre de vitesse Strauss-Kahn, François Hollande, Ségolène Royal et d’autres peut-être qui sont candidats à la présidentielle dans deux ans. Donc elle cherche à prendre de l’avance. Voilà, c’est tout. Elle m’utilise. Mais il m’en faut plus que ça. Je ne serai pas le punching-ball de Martine Aubry ! » Il s’est étonné, par ailleurs, que « le camarade Fabius se découvre juif » alors qu’il a, selon lui, « toujours été catholique ». « Il allait à la messe, il a fait sa première communion. Je ne vois pas pourquoi maintenant il redécouvre son identité. Bon, peu importe, ça ne me gêne pas ».
Référendum
Il a réitéré son intention de ne pas s’opposer au vote du budget de la Ville de Montpellier, le 8 février prochain. Les 24 élus du vote socialiste, dont le premier adjoint, Serge Fleurence, ont en effet tous désavoué Hélène Mandroux, et pris position en sa faveur. Concernant la candidature d’Hélène Mandroux aux régionales, Georges Frêche a estimé qu’« elle a le droit de se présenter. J’ai toujours été un adepte de la démocratie. Et comme ça, ça répartira sur quatre listes au lieu de trois le non à Frêche. Finalement, toute la campagne tourne autour de ma modeste personne. Je suis singulièrement ému. De toute façon, si on veut absolument faire un référendum pour ou contre Frêche, c’est très bien. Ce référendum aura lieu au premier et au second tour, et on verra bien. En démocratie, celui qui a la parole en dernier, c’est le peuple. Et moi, je vous l’ai toujours dit, je n’ai qu’un maître, le peuple ».










