François Bayrou, présent à Montpellier ce mardi, livre ses solutions aux viticulteurs et aux harkis
Le candidat UDF à l’élection présidentielle a présenté mardi au café Joseph, entre centre-ville de Montpellier ses solutions pour les harkis et les viticulteurs, deux catégories fortement implantées dans l’Hérault, au terme de deux jours passés dans le département.François Bayrou a rencontré mardi des viticulteurs à Lignan, village proche de Béziers. Pour venir en aide à ce vignoble terrassé par l’effondrement des cours, il a prôné « une nouvelle réglementation de la publicité sur les alcools » , en s’inspirant du modèle espagnol : « Une communication spécifique pour les alcools forts, une autre pour les alcools fermentés naturellement comme le vin et la bière. » Il a pointé un dysfonctionnement dans la loi Evin : « Des marques d’alcool fort peuvent mener des grandes campagnes d’affichage, pas les vins. Les viticulteurs ont le sentiment d’être désignés comme responsables de tous les maux dans la société. » Le président de l’UDF souhaite également que « les règles qui s’appliquent aux viticulteurs français soient les mêmes que celles qui s’appliquent aux viticulteurs européens », faisant allusion à l’utilisation des produits phytosanitaires et à la traçabilité des produits. « Certains sont estampillés d’origine espagnol ou italienne alors qu’ils ne font qu’y transiter », a-t-il déclaré, précisant que sur ce point, « il se bornait à rapporter ce que les viticulteurs lui avaient dit ». Il a par ailleurs estimé qu’il fallait trouver les moyens pour les producteurs « de se faire entendre auprès des centrales d’achat et de la grande distribution ».Pour les harkis, rencontrés lundi, il propose « la mise en place d’un institut de la mémoire. Il faut les aider à expliquer et à faire comprendre leur vécu à leurs enfants et à nos concitoyens. Aujourd’hui encore, ils ont du mal à trouver les mots. Il faut les aider à assumer leur histoire, si particulière en ce sens que leur drame, c’est d’être restés fidèles à leur serment. » Autres propositions : « Aligner les indemnisations des harkis sur celles des rapatriés d’Algérie et créer une commission qui règle les problèmes d’ordre administratif. »Interrogé sur l’organisation des collectivités locales, il a rappelé qu’il la considérait « illisible et incompréhensible » et qu’il était favorable à une « fusion des conseils généraux et régionaux », sans pour autant revenir sur le nombre de Régions en France.H.V.










