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Industrie
| 11/06/2014

Francazal, 100 000 m2 projetés... et des militaires

L’aéroport de Toulouse-Francazal, dont la concession officielle vient d’être signée par l’Etat (pour 170 ha, cf. mps n°1983), au bénéfice du groupement SNC Lavalin - Aéroport Toulouse Blagnac - CCI de Toulouse, décolle. Parmi les investissements actés, on peut noter la réhabilitation des hangars, pour disposer d’une version plus «civile» (adieu le kaki, bonjour le blanc). 10 M€ vont être injectés, dans les cinq ans. « Francazal va permettre de confirmer Toulouse en tant que capitale mondiale de l’aéronautique » ambitionne Bertrand Bilger, qui préside la nouvelle société d’exploitation (SETFA).

Accueil industriel. Avec 6 des 7 hangars existants occupés (35 000 m2), par des activités aéro-industrielles, les décideurs sont satisfaits. Et ambitieux. 17 entités se sont implantées depuis 2011, pour 200 emplois créés. Jusqu’à 1 000 créations d’emplois sont envisagées, d’ici 2020. L’offre du groupement, à destination des entreprises, est large : mise à disposition de bureaux, hangars, ateliers, bureaux à construire, ... voire offre de terrain nu. 15 nouveaux hangars pourraient aussi être construits, afin d’atteindre 100 000 m2. Détail : une partie de ces nouvelles constructions pourrt se faire sur un terrain de 10 ha, que l’Etat cherche encore à vendre. Une zone tertiaire pourrait de son côté germer sur l’ancienne zone de vie, que l’Etat a encore dans son giron (25 ha). Sans plus de précision…

Du kaki, toujours. Autre activité prioritaire : l’armée ! Aussi bizarre que cela puisse paraître, l’accueil des armées (française et européennes) s’avère incontournable. Cela représente, en 2013, 2 500 mouvements, sur les 3 000 de l’aéroport. Récemment, l’armée belge a utilisé la plateforme, durant une semaine. Vols d’entraînement ? Ils sont interdits. En revanche, rien n’empêche des «vols pour l’entraînement» au départ de Francazal, comme le largage de parachutistes par exemple... Cinq ans après la dissolution de la base militaire, le kaki restera à la mode.

Aviation d’affaires, anecdotique. Une compagnie, Jet Corporate, stationne sur Francazal un appareil de 8 places, depuis deux mois. Maigre, après 3 ans de prospection... L’aérogare a été rénové. Une base aviation d’affaires sera même montée, dans un des hangars. Mais quid du public intéressé ? Francazal agira « en complémentarité de l’activité de l’aéroport Toulouse-Blagnac » (par ailleurs actionnaire sur Francazal), qui enregistre 2 000 mouvements/an en aviation d’affaires (50 % via Airbus Group). « Il reste des choses à développer, si on compare à Lyon par exemple » positive Bertrand Bilger.

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