Former plutôt que licencier
Le conseil régional et ses partenaires en matière de formation de salariés, les Opca, présentaient mardi 22 septembre les résultats du plan anti-crise mis en place depuis janvier 2009. « Le mot d’ordre est de faire feu de tout bois et d’exploiter ce temps de crise pour rattraper le retard de formation en L.-R. », explique Maryse arditi, vice-présidente du conseil régional en charge de la formation. Au total, en 2009, la Région aura consacré 3,8 M€ à la formation des salariés dont 1,3 M€ spécifiquement dédiés à des actions anti-crise. « Former plutôt que licencier », tel est le crédo. « Les entreprises en période faste ont du mal à envoyer des salariés en formation », confirme Jean-Louis Bouscaren, président de la CGPME L.-R. « Avec la crise, les carnets de commande ne sont pas pleins : c’est le moment d’en profiter et de préparer la reprise en étant meilleurs sur le marché et cela en formant les salariés ».
Profiter de la crise
Bernard Cabiron, président de l’Agefos-PME (18 M€ de collecte, 10 000 PME, plus de 60 000 salariés) rapporte que, depuis la mise en place du dispositif anti-crise, les départs en formation ont augmenté de 18 % avec un budget de 7,3 M€ pour le 1er semestre 2009. L’accent est porté sur les petites entreprises qui affichent + 40 % de formation et la gestion prévisionnelle des emplois avec + 45 %. « C’est un niveau de formation jamais connu en Languedoc-Roussillon », se réjouit-il. La présidente de l’Aref (Opca pour le bâtiment et les TP), Nelly Gregor, indique qu’il y a eu 180 000 h de chômage technique pour 190 entreprises du bâtiment au cours du 1er semestre 2009. « Nous sommes plus sollicités par les grandes entreprises. Les petites entreprises sont moins investies dans leur gestion et n’anticipent pas. Pour beaucoup d’entreprises, la formation n’est pas encore la réponse à la crise ». Côté agriculture et le représentant régional du Fafsea, « des campagnes d’affichage et une équipe mobile ont été mises en place pour informer sur la nécessité de former pendant la crise. La crise était déjà là pour la filière viticole, elle touche cette année la filière fruits et légumes. »










