Formation - Un accord-cadre pour favoriser l’égalité homme-femme
Nouvelle mobilisation en faveur de l’égalité homme-femme au travail : ce matin, l’Agefos PME LR, organisme collecteur des TPE et PME, a signé un accord cadre avec l’Etat, représenté par le préfet de région Claude Baland, et Coline Erlihman, déléguée régionale aux droits des femmes et à l’égalité. Déclinaison régionale d’un accord signé au niveau national en mars 2007, cet accord doit permettre de financer des actions spécifiques de sensibilisation, de communication et bien sûr de formation allant dans le sens d’une plus grande mixité au sein des TPE et PME de la région. « Dans la région, 2 % des présidences de conseil d’administration sont assurées par des femmes, a rappelé Coline Erlihman. La proportion atteint 38 % des cadres, et 62 % des employés. Il est indispensable d’aller vers plus d’égalité. Ce doit être un enjeu au service de la gestion prévisionnelle de l’emploi et des compétences (GPEC) ». Formés, les conseillers Agefos disposent des outils adéquats pour mener à bien ces actions auprès de ses entreprises adhérentes, 10 000 dans la région. « Il nous reste à déterminer des professions cibles, particulièrement concernées par cette problématique de la mixité, qui soient suffisamment structurées mais aussi ouvertes à la démarche, a souligné Renaud Dorchy, directeur régional de l’Agefos. Notre mission : faire prendre conscience aux chefs d’entreprise de l’enjeu de la mixité au sein de leurs équipes. » « On n’est pas au bout de nos peines, quand on sait qu’il existe encore une différence de salaire injustifiée de 15 à 17 % entre les hommes et les femmes, a ajouté le préfet. Un pays développé ne peut pas continuer à afficher encore de telles différences. Cette signature doit aboutir à de véritables changements dans les entreprises. » « Notre rôle consiste à accompagner les entreprises, à leur donner les bons outils pour relever ce défi, a pour sa part insisté Bernard Cabiron, nouveau président de l’Agefos. Nous avons un bon argument : à travers cet accord, si plus de 50 % des personnes qui partent en formation sont des femmes, le Fonds social européen prend à sa charge 10 % du financement. »
Céline Dupin










