Fontalvie : Jacques Desplan cède ses cliniques
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Le Dr Jacques Desplan, fondateur en 1991 du groupe Fontalvie (P.-O., 600 salariés, CA 2014 : 30 M€), cède les quatre Cliniques du Souffle et la clinique de Val Pyrène, spécialisées dans les soins de suite et réadaptation (SSR), au fonds d’investissement Parquest Capital (également présent au capital de Vivalto Santé), pour un montant non révélé. Il conserve dans son giron deux activités : R-Révolution Santé, un concept de santé préventive installé à Montpellier et prochainement à Marrakech (Maroc), et les activités de restauration collective Les Halles Solanid (3 établissements), soit 80 salariés environ. Le groupe avait été placé sous procédure de sauvegarde, le 7 janvier, par le tribunal de commerce de Perpignan. Les cliniques cédées, qui emploient 500 salariés, sont situées à Osseja (P.-O.), Lodève (Hérault), Riom (Cantal), Paris et à Font-Romeu (P.-O.) pour la clinique Val Pyrène, spécialisée dans la réhabilitation de personnes souffrant d’addiction à l’alcool. Les Cliniques du Souffle et Val Pyrène seront gérées par les anciens cadres du groupe Fontalvie. La holding a été rebaptisée Cinq Santé.
« Nous allons travailler en dehors du cadre de la sécurité sociale, dans un milieu totalement libéral, avec des gens qui veulent prendre leur santé en main », explique le Dr Desplan, à propos de R-Révolution Santé et des Halles Solanid. Le dirigeant se donne trois ans, grâce au produit de la vente, pour rendre l’entreprise rentable. « Après quoi, afin de nous développer notamment à l’étranger, il nous faudra nous adosser à un fonds ou un grand groupe. »
« L’Etat ne cesse de baisser le prix journée dans la rééducation, explique Jacques Desplan à La Lettre M. À terme, on ne pourra plus faire notre travail comme il faut, dans de bonnes conditions. Nous avons donc anticipé ». Concernant la mise sous sauvegarde du groupe, il explique : « On nous a imposé une fermeture provisoire, le temps de travaux, de la clinique que nous venions de racheter à Paris, ce qui a entraîné un coûteux plan social. Il a de plus fallu engager 9 M€ de travaux dans la clinique de Lodève, ce qui n’était pas prévu ».










