Fonds européens : la Région L.-R. se place pour être « région intermédiaire »

Claude Baland, préfet de région, Christian Bourquin, président de la Région L.-R. et Jean-Claude Gayssot, vice-président de la Région L.-R., ont fait le point sur la consommation des fonds européens en L.-R., ce jeudi matin à Alès.
Entre 2007 et 2013, l’Europe a affecté 900 M€ au développement du L.-R., à travers le Feder (développement économique), le FSE (formation ) et le Feader (agriculture).
Sur ces 900 M€, 545 M€ ont été consommés à ce jour. « On a jusqu’à fin 2015 pour les consommer », a précisé Claude Baland.
« A l’instant T, le L.-R. est la 7e région française pour l’engagement des crédits et la 6e sur le paiement des subventions aux bénéficiaires », s’est félicité Claude Baland.
Trois gros dossiers ont été identifiés : la réhabilitation du lido Sète/Marseillan (11,5 M€ du Feder), 7,4 M€ pour le réseau haut débit numérique dans l’Hérault et 15 M€ pour le port de Sète. « Ce 3e gros dossier tarde un peu. 5 M€ viennent d’être obtenus. Il faut créer les emplois industriels qui nous manquent en L.-R. En tant que géographe, je trouve que c’est là un axe nécessaire et intelligent développé par la Région L.-R. »
Jean-Claude Gayssot s’est félicité du vote, il y a deux semaines au parlement européen à Strasbourg, du principe de la création du statut de ‘région intermédiaire’. « Entre neuf et dix régions de France pourraient être éligibles, et le L.-R. a toutes ses chances, à la fois vu le taux de chômage et la croissance démographique. Pour la période 2014-2020, les financements de l’Europe pourraient monter jusqu’à 60 %, alors que si on reste à Objectif 2, on serait baissés à 30 ou 40 %. Avoir le statut de région intermédiaire serait un atout concurrentiel par rapport à d’autres régions de France. Cela signifierait entre 40 M€ et 80 M€ supplémentaires émanant de l’Europe pour notre région. Avec l’effet de levier, on arriverait entre 150 M€ et 200 M€ d’investissements et de soutiens supplémentaires pour le développement de l’activité. »
Bourquin récuse le critère de conditionnalité
Christian Bourquin s’est inquiété de l’impact de la situation financière et bancaire européenne. « On parle d’une issue dramatique. En tant qu’élu de territoire, je peux témoigner de cette Europe des Régions, où chaque euro est utilisé de façon utile. Si une restriction se faisait jour via des politiques d’austérité, la crise n’en serait qu’aggravée. Nous ne voulons pas que les aides de l’Europe soient conditionnées au respect du pacte de stabilité par l’Etat : je veux bien m’engager pour des choses dont je suis responsable, pas pour des affaires qui ne me concernent pas ! »
Claude Baland s’est quant à lui lancé dans un vibrant plaidoyer pour l’Europe. « L’Europe n’est pas assez visible, alors que tous les Français en bénéficient. Beaucoup ne s’en rendent pas compte ! Depuis 2007 en L.-R., 35 600 projets ont été cofinancés, 540 M€ engagés, lesquels ont généré 1,5 Md€ d’investissements. L’Europe est partout : maison du développement durable et de la science, contrat d’axe Nîmes/Alès, nouvel hôpital d’Alès, futur hôtel d’entreprises innovantes de l’EMA… »
Il a ironisé : « Parfois, les bénéficiaires eux-mêmes ne savent pas qu’ils bénéficient de l’Europe ! A travers le FSE, 51 500 personnes ont bénéficié de stages de reconversion. 3,2 M€ sont investis pour protéger 370 000 personnes habitant à proximité du Vidourle. Dans l’Aude, 1 100 logements sociaux ont été réhabilités énergétiquement via le Feder. En L.-R., 620 jeunes agriculteurs ont pu lancer leur exploitation. »










