Foncier constructible : les idées des promoteurs
Comment libérer, plus rapidement, du foncier constructible ? C’est le thème des 1ères Etats Généraux du Foncier (organisateur : FPI L.-R.), ce mardi 9 au Corum (14h-19h). Trois tables rondes au programme : état des lieux, outils en présence, et émergence de solutions.
Francis Vennat (Insee L.-R.) rappellera le retard en construction de logements pris par une région en forte croissante démographique (30 000 habitants supplémentaires chaque année), en pointant les phénomènes de tension foncière et de périurbanisation (fort allongement des distances moyennes parcourues entre domicile et travail). Il comparera également l’évolution du niveau (faible) des revenus et celle du prix (élevé) des logements.
« Il faut construire environ 21 000 logements par an dans les quinze prochaines années, alors que nous n’en sommes, tout confondu, qu’à 15 000 cette année. Il y a urgence », insiste Xavier Bringer (FPI L.-R., photo). Les promoteurs proposent aux maires de porter en direct des opérations de taille moyenne (environ 100 logements), sur des terrains inférieurs à 50 000 m2. « Sur ce créneau, il y a une attente très forte de notre profession, ajoute Jean-Christophe Rivière (PragmA). La mise en place de nouveaux exécutifs à la tête des Villes et des Agglos est une opportunité pour opérer cette transition. »
Regagner les centres villes
Pour Jean-Jacques Planes (FFB L.-R.), il est vital de « regagner l’habitat dans les centre-ville, à travers de l’habitat intergénérationnel et multi-services. Dans des villes comme Béziers, Narbonne, Alès, Perpignan ou Nîmes, on ne va pas pouvoir continuer à peupler des couronnes, et à laisser se dégrader les centre-ville, en perdant des commerces de proximité . Un des enjeux du mandat des maires tout juste élus, c’est la réhabilitation de ces centres-villes, pour donner de l’activité. » Les entreprises du bâtiment font état de 15 000 emplois perdus depuis 2008, et redoutent une baisse de 5 % de l’activité en 2015.
Concertation
Le renouvellement urbain est « nécessaire mais il est plus long, plus complexe et plus coûteux », reconnaît Stéphanie Jannin, 1ère ajointe à la Ville de Montpellier. Pour limiter les recours contentieux (qui vont crescendo, d’après les promoteurs), et impliquer davantage les promoteurs, les procédures de concertation amont vont se généraliser (Saint-Roch, Zac République…). « Ca permet une émulation , un échange. Les promoteurs doivent participer à la définition des quartiers, et ne pas être de simples exécutants de cahiers des charges », explique l’élue DVG.
Après les Etats Généraux du Logement, la Fédération des Promoteurs Immobiliers donnera son cocktail de fin d’année, à partir de 19h30, au Corum de Montpellier.










