Foie gras du Gers : la production 2022 en fort recul
L’épizootie de grippe aviaire qui a sévi en France en 2022 pourrait engendrer une diminution de 50 % de la production de foie gras dans le Gers, estime la chambre d’agriculture départementale. 544 000 animaux ont été abattus dans 103 des 650 élevages que compte le Gers, soit un coût estimé à 4,2 M€, selon Philip Everlet, responsable du pôle filières à la chambre d’agriculture. Même les exploitations épargnées par la grippe aviaire connaissent des difficultés : également touchés par l’épizootie, les éleveurs des Pays de la Loire qui fournissent habituellement « 50 à 70 % des canetons élevés dans le Gers » n’ont pu livrer les éleveurs gersois, indique Philip Everlet qui n'attend pas de retour à la normale « avant février 2023 ».
Dans ce contexte, le Cifog - interprofession du foie gras - demande que les élevages situés dans les zones indemnes de grippe aviaire soient également indemnisés pour compenser la perte de production. « Les négociations sont en cours avec le ministère », commente Philip Everlet. Les éleveurs ayant dû dépeupler leurs élevages ont quant à eux déjà perçu, pour la plupart, un acompte équivalent à 75 % des pertes. « Le problème est que le barème d’indemnisation date de 2017. Les professionnels demandent qu’il soit revu à la hausse », précise Philip Everlet.
L'Occitanie a produit en 2019, 3 % des volailles de chair, 27 % des canards gras et 22 % du foie gras (canard et oie) français. Le Gers possède 41 % des exploitations de la région spécialisées en palmipèdes.










