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Languedoc-Roussillon
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Viticulture
| 30/11/2011

Filière vin: Jérôme Despey encourage la contractualisation

Selon l’Héraultais Jérôme Despey, président du conseil spécialisé vin de FranceAgriMer présent aujourd'hui au Sitevi, à Montpellier, le marché viticole est « attentiste par rapport à l’année dernière. » Un attentisme, selon lui, « artificiel », car « les metteurs en marchés vont être amenés à passer à l’achat. Pas de raison de dire que nous sommes dans une situation où il pourrait y avoir des tensions ».
Contractualisation
Le président du conseil spécialisé de FranceAgriMer indique également qu’il encourage la profession à aller vers plus de contractualisation. « Il y a des initiatives en Languedoc-Roussillon avec des contrats pluriannuels qui impliquent aussi bien la coopération que les vignerons indépendants. Tout cela va normalement permettre de lancer le marché à un prix qui redonnera espoir aux viticulteurs ». Jérôme Despey indique d’ailleurs qu’il va demander aux autorités publiques d’accélérer les autorisations pour ce type de contrat qui indiquent « des engagements sur des volumes et non des prix ».
Réforme de la Pac
En ce qui concerne la réforme de la Pac (politique agricole commune), Jérôme Despey rappelle que la viticulture doit être partie prenante. « La filière doit militer à se préserver des outils spécifiques ». A propos de l’étude prospective sur la filière viticole du Languedoc-Roussillon présentée par la Draaf, il estime qu'« il faut mettre à profit les orientations professionnelles en s’appuyant sur des outils européens ». Quant au rôle des conseils de bassin, il indique s’interroger sur l’opportunité de leur « donner plus de moyens pour la prise de décision ». Cela pourrait selon lui être « un élément de plus pour pousser à la création d’interprofessions uniques par bassin ».
Droits de plantation
Sur la libéralisation des droits de plantations, Jérôme Despey indique que la Grêce a rejoint aujourd’hui le groupe des Etats membres qui y sont opposés. La première étape est de décrocher la majorité absolue des Etats opposés à cette libéralisation, « il nous manque 66 voix sur 233 », la deuxième étape sera de convaincre la commission européenne de réouvrir le débat, « en 2012, à l’occasion des négociations sur la Pac ».
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