Ferroviaire : le L.-R. à pas cadencés dès le 11 décembre

Le trafic ferroviaire national* passe à des horaires cadencés à partir du dimanche 11 décembre prochain, ont indiqué jeudi à Montpellier, lors d’une réunion d’information, Jean Ghédira, directeur régional de la SNCF (à gauche sur la photo), Philippe Chopin, sous-préfet de Béziers (au centre) et Christian Petit, directeur régional de RFF (à droite). Tous les trafics sont impactés : TER (autorité organisatrice : Région L.-R.), Teoz, fret et TGV.
« C’est un sujet austère (une vingtaine de personnes seulement s’étaient déplacées), mais qui va tous nous concerner, déclare Jean Ghédira. La desserte sera renforcée et plus lisible. À la SNCF, on le compare au "bug de l’an 2000", mais c’est une crainte positive ! 85 % des horaires vont changer au niveau national. C’est une première étape, pas encore définitive. En Suisse, ils ont commencé en 1982… On va essayer de passer au cadencement à marche forcée, mais il y a des contraintes liées à la nécessité de moderniser réseau (par RFF, ndlr). »
Trafic renforcé aux heures de pointes
L’offre est densifiée en semaine, sur le littoral, lors des déplacements du quotidien : domicile/travail, domicile/lycées, collèges ou universités. Sur ces créneaux, le rythme de desserte va augmenter de 15,7 % le matin (7h-9h) et de 17 % le soir (16h30-19h30), indique la SNCF L.-R. « C’est là où nous espérons rencontrer l’engouement du public », indique-t-il. En Rhône-Alpes, le cadencement a fait aimer le train : + 15 % de fréquentation après trois ans de cadencement.
L’offre Montpellier / Paris est identique en volume en 2011 et 2012. Nouveauté au départ de Nîmes et Béziers : la possibilité d’arriver avant 9h à Paris. Pour les principales gares de la région, les départs et arrivées vers / de Paris sont heures fixes. Par exemple, départs de Montpellier à 5h24, 6h24…, 21h24 ; Béziers : 4h31, 6h31…, 19h31. L’offre L.-R./province s’enrichit de la mise en service de la ligne nouvelle Rhin/Rhône, avec deux AR vers l’Alsace (Mulhouse et Strasbourg). « Le contournement de Nîmes et Montpellier (prévu pour 2017) nous donnera des marges de manœuvre dès que cette infrastructure nouvelle sera opérationnelle », ajoute Jean Ghédira. A plus long terme, le cadencement devrait être étendu le soir et le week-end, « pour que les gens utilisent le train pour se déplacer, y compris dans le cadre de leurs loisirs. Exemple : aller aux arènes de Nîmes pour voir un spectacle et en revenir depuis Montpellier, ce qui n’est pas possible aujourd’hui. »
Les chantiers en cours
Tout n’est pas gagné cependant. Christian Petit rappelle l’objectif de modernisation du réseau existant fixé pour RFF (1,3 Md€ investis chaque année). « Nous essayons d’intervenir la nuit, mais parfois c’est impossible. En L.-R. plusieurs gros chantiers sont en cours ou à venir : Courbessac à Nîmes, ligne Nîmes-Alès, gare Saint-Roch à Montpellier… Pour un cadencement total, il faudra attendre encore trois ou quatre ans. »
Trois autres réunions d’information sont programmées : le 7 novembre à Perpignan (Palais des Congrès), le 10 novembre à Nîmes (Hôtel Atria) et le 22 novembre à Carcassonne (lieu à déterminer).
* Excepté les régions impactées par les projets de lignes nouvelles SEA et Bretagne Pays de la Loire.










