Fermeture de l'abattoir d'Alès : la tension monte
Les professionnels de la filière manifestent leur inquiétude, trois semaines après la fermeture de l’abattoir d’Alès, suite à la diffusion d’une vidéo sur des mauvais traitements infligés aux animaux. « On ne sait pas pourquoi il ne réouvre pas », confie Luc Hincelin, responsable de la commission élevage de la chambre d’agriculture du Gard. D'autant que, selon certaines personnes proches du dossier, il n'y aurait pas de délit mais seulement des contraventions. Un rassemblement est prévu mercredi 4 novembre devant l’hôtel de ville d’Alès. Une rencontre aura lieu en fin de matinée avec le DGS et directeur de cabinet de la ville d'Alès, Christophe Rivenq. « Nous espérons aussi être reçus par le sous-préfet », ajoute le représentant de la filière. « Tout cela commence à créer de sérieux problèmes économiques chez les 150 à 200 professionnels de la filière viande. Quand un animal est prêt à être abattu, le garder vivant entraîne des surcoûts. Quant à aller vers d’autres abattoirs, ce n’est pas si simple. Ils ne peuvent pas absorber l’activité d’Alès en un claquement de doigts. S’ils le font, ce sera sur du long terme ». Si rien ne se passe demain, « nous irons à Nîmes », prévient Luc Hincelin.










