Fédération du bâtiment du Gard : la confiance relancera l’activité en 2016
À l’occasion de ses vœux aux professionnels du bâtiment, le 14 janvier, Philippe Tamaï, le président de la fédération du Gard (550 adhérents dont 72 nouveaux en 2015, 80 % d’artisans) n’entend pas céder au fatalisme mais espère un retour de « la confiance nécessaire pour que l’activité reprenne dans des conditions acceptables en 2016. » Présent à cette occasion, Jacques Chanut, président national de la FFB, se dit lui aussi confiant : « Le secteur va redevenir un secteur d’avenir. La reprise permettra aussi de stopper l’hémorragie de l’emploi. Nous tablons sur une croissance de 5,5 % en 2016, soit un CA de 7 Mds, avec, certes, encore des disparités territoriales. » Selon Philippe Tamaï, les dernières mesures prises par l’Etat (loi Pinel de défiscalisation, relance de l’accession PTZ, TVA à 5,5 %, Crédit d’impôt pour la rénovation énergétique), le niveau bas des taux d’intérêt, l’épargne et les besoins en logement peuvent soutenir la relance.
Une rencontre avec Carole Delga
« S’ajoute aussi, l’annonce du plan Marshall pour le BTP (800 M€) par Carole Delga, présidente de la Région LRMP. Tout est là pour que cela fonctionne ! Même si tout demeure fragile », déclare le président, qui doit rencontrer d’ici la fin du mois la nouvelle présidente de la Région avec ses homologues, pour y « défendre le département du Gard » dont la production de logement est passée de 6 000 logements/an à 3 000. En effet, il s’inquiète de l’état de la trésorerie des entreprises « mise à mal depuis 8 ans. Une année de crise supplémentaire pourrait être fatale à bon nombre d’entre-elles. »
Circuit court
Alors que les premiers signes de reprise se font sentir « surtout depuis 4 mois dans la rénovation plus que dans le neuf » selon lui, il craint « une recrudescence des dépôts de bilan lors du redémarrage réel de l’activité ». Devant faire face à de nombreux obstacles (compte pénibilité, concurrence déloyale, prix bas,...), le président souhaiterait que la notion de « circuit court » s’applique aussi au secteur en particulier pour « l’attribution des marchés du bâtiment alors que notre région et notre département connaissent les désordres engendrés par les entreprises low cost et les prix anormalement bas. »










