Fédération des TP du LR : « l’activité doit s’inverser en 2016 »
« Que 2016, soit l’année d’inversion de l’activité des TP. Les élections sont passées, il n’y a plus de temps à perdre. Nous avons un peu d’espoir car la volonté des élus est de ne pas pénaliser les investissements, déclare Olivier Giorgiucci, le président de la fédération des TP du LR, le 12 janvier, lors de ses vœux devant les entreprises, les maîtres d’œuvre et d’ouvrages de l’Hérault. Si, en 2015, on a entendu parler des investissements dans les réseaux et les routes, il faut passer aux actes… Les TP ne sont pas encore concernés par le rebond que connaît le bâtiment… Pour autant, les entreprises se sont restructurées pour s’adapter au marché ». Il salue la confirmation du « plan Marshall » du BTP (800 M€) annoncé par Carole Delga, dès son élection à la présidence de la Région LRMP, et relance la nécessité d'entretenir le patrimoine. « Baisser les investissements ne permet pas de faire des économies, c'est au contraire une dette grise laissée à nos enfants, qui coûtera plus cher demain ».
Accélérer la mise en œuvre du CPER
Il confirme, qu’avec son homologue de Midi-Pyrénées, « nous allons demander à la Région et à l’Etat d’accélérer le CPER 2016-2020 pour que les chantiers démarrent au plus vite. » Autre action prévue : aller rencontrer les intercommunalités afin de connaître leurs projets d’aménagement du territoire pour stopper l’hémorragie de l’emploi (- 20 % en 2 ans). « En premier lieu la Métropole de Montpellier, confie Olivier Rouquette, président de la délégation de Montpellier et de l’Hérault, qui a invité des entreprises présentes à témoigner sur leurs perspectives 2016. Celui-ci est convaincu que 2016 sera une année de propositions (techniques nouvelles) et d'actions, « les maîtres d'ouvrages arrivent au milieu de leur mandat. Il est temps pour eux de lancer leurs projets. »
Des perspectives 2016 variables
Razel Bec (TP) confirme une baisse d’activité de 12 % après une relative stabilité en 2015, idem pour Eurovia qui envisage un recul du CA de 4 % (- 10 % en 2014). Sade (réseau canalisations) va fermer son dépôt de Nîmes pour le transférer à Vendargues et prévoit un CA de 10 M€ contre 15 en 2015 (20 M€ en 2014) associé à une baisse des effectifs de 70 à 55 salariés avant fin janvier. Pour Buesa (terrassement) et Malet (TP) les carnets de commandes son mieux remplis, mais le manque d’activité de proximité et la fin des gros chantiers de l'A9 et du contournement ferroviaire de Nîmes Montpellier est source d’inquiétudes. Pour Citéos (réseaux secs), les perspectives 2016 sont plus positives, avec des signes encourageants de la part des collectivités à partir du 2e semestre. De son côté, le bureau d'études TCE Infra se dit convaincu que « les petits travaux constituent une importante niche d'activité, à condition que s'établissent un bon traitement administratif du projet et une communication transversale entre les maîtres d'ouvrage, les maîtres d'oeuvre et les entreprises. »










