Exclusif. Bordères-sur-L’Echez : l’Ecoparc sort de terre
L’implantation sur ce parc d’activités, de ce qui devrait être la plus grosse usine d’Europe de valorisation de biomasse va permettre de donner un véritable coup d’envoi à la commercialisation sur Bordères-sur-L’Echez du nouvel Ecoparc de 75 ha.
L’objectif de cet Ecoparc, dont le projet est porté par le Grand Tarbes sur la commune de Bordères-sur-L’Echez (Hautes-Pyrénées), est de favoriser sur un même site une synergie entre des projets de production d’énergies renouvelables (dont une centrale de méthanisation de très grande capacité) et des projets d’implantations d’entreprises particulièrement consommatrices de froid, comme de chaud. La centrale de méthanisation devenant ainsi un élément attractif pour l’implantation de nouveaux investisseurs.
Le projet global de l’Ecoparc porte sur l’aménagement de 75 ha, dans le prolongement immédiat de l’ancienne zone artisanale de Sègues-Longue (25 ha). Les travaux de viabilisation et d’aménagement des premières parcelles devraient être engagés dès le printemps prochain.
La plus importante centrale de méthanisation d’Europe.
A l’étude depuis plusieurs mois, le projet phare de cet Ecoparc serait maintenant sur le point d’entrer en phase de concrétisation. Il s’agit de construire sur cette nouvelle zone d’activités de Bordères-sur-L’Echez, sur une parcelle de 6 ha, une centrale de méthanisation. Le process permettant à la fois de fournir du chaud et du froid.
L’investissement, évalué à 50 M€ (24 M€ pour une première tranche), sera porté par une société actuellement en cours de constitution, associant plusieurs investisseurs, dont un groupe européen impliqué dans les énergies renouvelables. Les études d’impact seront engagées dès le début de l’année prochaine et le chantier de construction devrait être lancé dans les derniers mois de 2009.
Une unité collecte et de valorisation de biomasse.
En amont de cette centrale, l’implantation d’une unité de collecte et de valorisation de biomasse, à partir de déchets d’élevages et d’activités d’abattage et de transformation de canards, est également à l’étude. La matière première sera collectée auprès des entreprises Delpeyrat, Labeyrie, Lafitte et Montfort. Cette unité sera spécialisée dans la production de granulés pour l’alimentation de la centrale de méthanisation. 6 ha sont également retenus pour cette usine, dont le chantier devrait être lancé dès le printemps prochain, pour un investissement de l’ordre de 3 M€.
Un effet attractif pour les entreprises.
Sans attendre la concrétisation de ce double projet, certaines entreprises ont déjà été séduites par la possibilité de s’implanter à proximité de ce nouveau fournisseur d’énergie.
Un premier permis de construire a ainsi été déposé par le groupe Sallaberry, dont le siège est à Bayonne, spécialisé dans le transport et le stockage frigorifique, pour se rapprocher de son client Euralis. 2 ha de terrain ont été retenus et une première tranche de 3 000 m2 vient d’être réalisée. L’activité a démarré dans le courant de l’été. Cet investissement de 3 M€, devrait permettre la création d’une quinzaine d’emplois dans les prochains mois.
Dans la foulée, Les Salaisons Pyrénéennes ont également décidé de regrouper l’ensemble de leurs activités jambons, sur 2 ha, au sud de l’ancien site de Ceraver, à l’extérieur du périmètre de l’Ecoparc, mais à proximité immédiate de la future centrale de méthanisation. L’entreprise dispose déjà sur ce site d’un séchoir à jambon et sa filiale Fine Lame, spécialisée dans le tranchage, d’un atelier de production. Le regroupement de l’ensemble des activités jambons s’accompagnera d’une rationalisation et d’une augmentation de la production.
D’autres projets sont encore dans les cartons, dont une seconde unité de valorisation de biomasse, qui fonctionnerait à partir de déchets alimentaires de cantines et de restauration collectives, ainsi que l’implantation d’une nouvelle plateforme logistique.
D’autres axes de développement sont également en réflexion, toujours dans le domaine des éco-industries.
Marina Angel
Encadré :
L’Ecoparc en chiffres
Un ensemble de 75 ha
Dont 64 ha commercialisables
Près de 20 ha déjà mobilisés par les premiers projets










