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Région Occitanie
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Tourisme - Loisirs
| 5/09/2022

Événementiel : la filière régionale en plein rush

Impactés par la crise sanitaire ces deux dernières années, les acteurs régionaux de la filière événementielle témoignent d’une forte reprise de leur activité depuis plusieurs mois. « Nous avons connu un niveau d’activité record en juin sur les Espaces Vanel et le centre de congrès Pierre Baudis, où les taux d’occupation ont atteint 78 % et 60 %, contre 50 % et 35 % habituellement. Et 75 événements se sont tenus au Meett (nouveau parc des expositions et centre de conventions de Toulouse Métropole, NDLR) entre juillet 2021 et juin 2022 », se réjouit Olivier Chanelle, directeur général de Toulouse Événements (72 salariés, groupe GL events).

En cause notamment : « le report de manifestations de 2020 et 2021 qui se traduit aujourd’hui par un embouteillage d’événements. Tout le monde se trouve un peu la tête dans le guidon », indique à La Lettre M Grégory Blanvillain, à la tête de la société montpelliéraine Com’event et de l’association Repère Méditerranée, regroupant 70 professionnels de la filière.

Retour en force des congrès

« Il s’agit d’une vraie année de redémarrage malgré des contraintes de jauge jusqu’à février », confirme Cédric Fiolet, directeur général d’Occitanie Events. La société gestionnaire de l’Arena Sud de France et du Parc des expositions de Montpellier approche ainsi son niveau d’activité de 2019, où elle avait atteint 16 M€ de CA. La structure devrait accueillir 112 événements en 2022 dont « 17 spectacles, 9 événements sportifs et 29 congrès ou conventions pour un chiffre d’affaires prévisionnel de l’ordre de 15 M€. En 2021, nous avions organisé 75 événements pour 9,5 M€ de CA. »

Même tendance chez l’agence de communication toulousaine Halloween (30 salariés), qui recrute en masse pour faire face à la hausse de son activité de mise à disposition de staff événementiel. « Nous recherchons actuellement 100 personnes en CDD par semaine pour gérer l’accueil du public, des VIP et des partenaires lors des matchs à domicile des quatre clubs sportifs que nous accompagnons dans la région : le Stade toulousain, le Castres Olympique, le Fenix Handball et le TO XIII », explique Thibault Daniel, directeur associé, qui espère cette année dépasser largement son CA de 2019 (6,5 M€).

Du côté de Montpellier Events, qui gère le Corum et le Zénith, le retour au niveau d’avant-crise est aussi observable, notamment grâce à l’activité de congrès et d'événements professionnels. La SPL a programmé « 115 congrès, conventions ou salons. La société devrait réaliser 11 M€ de CA en 2022, contre presque moitié moins sur l’exercice précédent », précise Sandra Vernier, sa directrice générale. La structure a même organisé le mois dernier une convention au Zénith pour le compte d’un établissement bancaire regroupant 900 participants. Une première depuis plusieurs années.

Chez Toulouse Événements, on table sur près de 300 manifestations accueillies sur les trois sites au cours de l’exercice 2022, « soit une cinquantaine de plus qu’avant la crise, grâce à la mise en service du Meett (en septembre 2020, NDLR) qui nous permet d’organiser des événements plus nombreux et de plus grande taille », souligne Olivier Chanelle, qui fait part de « belles perspectives en 2023, avec de très gros événements pouvant durer jusqu’à huit jours. »

Des incertitudes demeurent

Derrière ces bons chiffres, plusieurs incertitudes subsistent. À commencer par un climat sanitaire encore incertain pour la rentrée. « Depuis le démarrage de la crise, la filière a su démontrer qu’elle savait s’adapter aux contraintes réglementaires imposées. Même si on ignore quelles seront les prochaines », pointe Cédric Fiolet. Ce dernier se dit également soucieux par rapport à la hausse du prix de l’énergie. « Pour 2023, mon principal fournisseur m’a transmis un devis stipulant une hausse du tarif deux fois et demie supérieure à cette année. »

La reprise économique engendre par ailleurs une accélération de la demande des donneurs d’ordres, dans des délais réduits, ce qui peut porter potentiellement atteinte à la rentabilité, estime Sandra Vernier. « Des acteurs nous demandent d’organiser des événements dans un délai de trois à quatre mois aux prix pratiqués l’an passé, ce qui impacte les marges. Surtout avec l'inflation. D’où un besoin de repenser les relations clients-fournisseurs. »

Mickaël Deneux / deneux@lalettrem.net et Aline Gandy / gandy@lalettrem.net et
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