Etre pilote du développement économique
On peut dire que le Premier Ministre Manuel Valls, venu clore le 10e congrès des Régions à Toulouse ce matin, était fortement attendu. Alors que deux volets de la réforme territoriale - redécoupage et compétences/moyens - vont être à nouveau discutés par le Parlement, les présidents des exécutifs régionaux ont été clairs : le plus important, ce sont les compétences et les moyens qui vont avec. A commencer par le pilotage du développement économique (9 autres propositions ont été présentées par l’Association des Régions). "Quelle autre collectivité que la Région parle et agit pour le développement économique ou la recherche ? Personne " a souligné Martin Malvy, président du Conseil régional Midi-Pyrénées. Pour cela, il faudra "logiquement associer des ressources fiscales nouvelles aux compétences nouvelles". Alors même que les baisses de dotations touchent prioritairement les Régions, de l’ordre d’1 Md€ d’ici 2017. Bizarrement, l’évolution sur les fonds européens pluri-annuels 2014-2020, dorénavant complètement gérés par les Conseils régionaux, n’a pas été mentionnée.
Les Régions attendent également au tournant l’Etat, s’agissant des contrats de plan Etat-Région, en cours de discussion. "La première mouture, reçue dans certaines préfectures, est juste inacceptable" a tempêté Alain Rousset, président de l’ARF (et de la Région Aquitaine). Rien ou presque pour l’enseignement supérieur-Recherche, et un déséquilibre entre le soutien au rail et à la route (fortement privilégiée) sont les principaux griefs reprochés.










