État des lieux des structures de production audiovisuelles et cinématographiques de la région
Le cabinet Hexacom, à la demande de Languedoc-Roussillon Cinéma, a présenté, lors du festival du film méditerranéen, un rapport décryptant une enquête menée auprès des 76 structures de production de la région. 43 d’entre elles y ont participé.Un secteur faiblement représenté en régionLa majorité des structures sont implantées dans l’Hérault (54 %), en particulier autour de Montpellier, le Gard suit avec 27 %, les PO 15 %, l’Aude 5% et la Lozère 1%.En ce qui concerne leur forme juridique, certaines sont des associations (23%) mais la majorité sont des SARL ou EURL avec des capitals compris entre 1 000€ et 50 000€. Le chiffre d’affaires de ces structures (21 sur 76) est de 2,71 M€ en 2006 avec une variation de 3 000 à 360 000€.En matière d’emploi, trois quarts des structures comptent moins de 5 salariés. Au total, les 39 structures ayant fourni leurs effectifs en 2007 représentent 260 emplois.Le Fonds d’aide régional (Etat-CNC-Région) à la production et aux tournages, créé en 2005, augmente de 150% en 2007 avec 1,22 M€ attribués. « La région est 13e ou 14e au niveau national », indique A.Weiss du cabinet Hexacom. En ce qui concerne le Compte de soutien à l’industrie de programmes audiovisuels 2006, le Languedoc-Roussillon est, sur 22 régions (hors Ile-de-France), 13e avec 8 dossiers retenus et 14e en termes de montant alloué (260 402 €). Paca est 4e avec 43 dossiers et 1,68 M€, Midi-Pyrénées 9e avec 18 dossiers et 427 900 €.Des avantages : un cadre d’exception et des technologies de pointeParmi les points forts de la région, le Languedoc-Roussillon est reconnu comme étant bien positionné sur le marché du documentaire. C’est son premier domaine de production suivi de la production de films institutionnels.Autre avantage : le cadre environnemental. « Il constitue un des atouts majeurs de la région très favorable au tournage de films en extérieur, sur lequel le secteur du documentaire s’est développé », mentionne le rapport.Au niveau technique, « la présence d’équipements de tournage et de post-production récents en nombre significatif, voire de haut de gamme, représente un autre atout pour le secteur ».Enfin, la création du Collectif interprofessionnel régional Cinéma Audiovisuel Multimédia et la Ligue des producteurs extraordinaires du LR sont autant de signes du dynamisme de la profession.Des faiblesses : un secteur peut ouvert sur l’extérieurSi le rapport relève que « la production en Languedoc-Roussillon est marqué depuis une vingtaine d’années par le documentaire ». Cette particularité risque de devenir un point faible dans la mesure où « le marché est très concurrentiel et, de l’avis des diffuseurs, faiblement extensible. Cette faiblesse est renforcée par le nombre très faible de nouveaux auteurs-réalisateurs de documentaires reconnus. »Le rapport souligne par ailleurs « la faible capacité des structures de production à intégrer des projets de coproduction avec France 3 Sud ». En 2007, quatre sociétés ont été retenues sur dix-huit.En matière de financement, les structures de la région ne font pas appel aux ressources d’organismes nationaux de gestion de droits et aux subventions européennes du programme Média.Le manque de formations qualifiante et de compétences en écriture et développement est souligné, tout comme « la quasi absence de diffuseurs locaux (…) et la desserte inégale du territoire en réseau haut débit ».N.B.










