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Gard
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Conjoncture
| 8/07/2009

Entrepreneurs gardois confiants mais indicateurs économiques à la baisse

« Les chefs d'entreprise du département ont confiance dans l'avenir, a assuré le président de la CCI de Nîmes, ce matin, lors d’un point sur la conjoncture économique du département. Ils sont en train de travailler à l'après-crise. Notre territoire est peut-être moins touché que d'autres, comme dans le Nord de la France ou en Espagne ». Tout n'est néanmoins pas rose, à commencer par le secteur industriel, pour lequel « emploi, demande, production et investissements sont à la baisse, détaille Caroline Seigneuret, chargée des études économiques de la CCI nîmoise. Le baromètre industriel est au plus bas depuis la création du document de conjoncture mais une stabilisation est attendue ». Côté construction, la CCI décrit « un secteur qui résiste mieux que les autres mais qui connaît désormais une baisse des commandes. Les plus petites entreprises, et les plus récentes, sont celles qui souffrent le plus »
D'où de grosses incertitudes sur l'avenir. Chez les commerçants, l'impact de la crise n'est pas évident et l'étude de conjoncture préfère souligner un « changement de comportement de la part des consommateurs » sans altérer une relative confiance dans l'avenir. Enfin l'artisanat est le secteur qui subit le plus gros ralentissement d'activité (lire info d'hier). A la Lettre M, Denis Volpilière avoue néanmoins craindre des problèmes de trésorerie pour l'ensemble des entreprises autour du mois d'octobre, problèmes qui pourraient amener des dépôts de bilan.
Le Gard rhodanien en manque de main d'œuvre
Paradoxalement dans ce contexte morose, les entreprises du Gard rhodanien – secteur du département le moins touché par la crise malgré l'importance de son industrie – peinent à trouver une main d'œuvre adaptée à leurs besoins : « Aujourd'hui, la zone de Bagnols-sur-Cèze compte 300 emplois non pourvus et 80 % des entreprises disent vouloir embaucher dans les mois qui viennent. Donc il y aura sans doute encore plus d'emplois non pourvus demain ». Dopée par l'industrie nucléaire – création de la zone Georges Besse II à Pierrelatte (Drôme), hausse de la production de Mox à Melox, démantèlement expérimenté à Marcoule – la zone manque en revanche d'infrastructures et de moyens de transport pour séduire les ingénieurs recherchés, selon Denis Volpilière. Le président de la CCI ne craint néanmoins pas que l'autorisation délivrée à EDF d'exploiter plus longuement ses centrales nucléaires ait un impact sur le travail de démantèlement effectué à Marcoule, car « c'est une filière qui s'installe et elle aura un CA assez régulier ».
Implication satisfaisante des collectivités locales
Interrogé par la Lettre M sur l'abandon du projet d'Hôtel du Département par le conseil général, Denis Volpilière s'est dit satisfait « de l'implication des collectivités qui ont pris l'engagement de réinvestir la TVA qui leur a été rétrocédée ». Avant de reconnaître que cet Hôtel, prévu au sud de la gare, « paraissait quand même un projet séduisant, que ce soit pour l'organisation du Département que pour les entreprises locales ».
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