En difficulté financière, Kippit cherche des investisseurs
En proie à un manque de trésorerie, Kippit, fabricant toulousain de produits électroménagers éco-conçus, durables et réparables, est en redressement judiciaire. « Nous avons déposé un dossier auprès du tribunal de commerce de Toulouse le 12 mai pour qu'il nous place sous sa protection, explique à La Lettre M Kareen Maya Levy, cofondatrice et présidente de l'entreprise de cinq salariés, au côté de Jacques Ravinet. Ce statut nous permet de geler nos dettes. » Les fondateurs disposent de quelques semaines pour trouver 700 k€ auprès d'investisseurs. Le 28 juin, au cours d'une audience au tribunal de commerce, ils devront présenter un plan de continuation, assorti, espèrent-ils, d'une lettre d'intention d'un investisseur.
« Avec cette somme (les 700 k€ recherchés, NDLR), on pourra éponger la dette, développer notre grille-pain multifonctions et lancer la production de 6 000 bouilloires fin 2022 », espère Kareen Maya Levy, qui assure que « des discussions sérieuses sont engagées avec des industriels et des fonds d'investissement ». Et d'ajouter : « Si on se plante, ce sera un mauvais signal envoyé à l'industrie. Car notre modèle est calé sur toute la ligne. »
Fondée en 2018 à Toulouse, Kippit a été freinée dans son élan par des retards liés à l’industrialisation de sa bouilloire durable. « En parallèle, il y a eu aussi la Covid-19 et la guerre en Ukraine. On nous a fortement conseillé de constituer un stock de pièces pour ne pas en manquer une fois la production lancée. » Kippit injecte alors 500 k€ dans l'achat de pièces. Autre raison qui a mis la trésorerie de Kippit sous pression : l'obtention du prix Perfecto de l’Ademe, doté d'une subvention pour financer les études du futur grille-pain. « Nous devons avancer les frais (en attendant le versement de la subvention, NDLR). Donc à un moment, ça bloque au niveau de la trésorerie. »










