En croissance, Satys Aerospace prévoit 500 recrutements
Le groupe aéronautique haut-garonnais Satys Aerospace, spécialisé dans la peinture d’avions, planifie 500 recrutements pour la période 2024-2026. L’entreprise de Blagnac, qui compte 2 400 salariés, a enregistré 190 M€ de chiffre d’affaires en 2023, contre 160 M€ en 2022. Porté par la montée en cadence des programmes aéronautiques, Satys Aerospace entend poursuivre sa croissance, « avec une amélioration de sa rentabilité ». Et Grégory Mayeur, DG, d’ajouter : « Nous devons répondre aux exigences de production découlant du ramp-up d’Airbus et de Dassault Aviation, dont les carnets de commandes sont pleins pour une décennie. Jamais l’aéronautique civile et de défense n’aura connu une croissance aussi soutenue. »
« Il nous revient d’être à la hauteur des exigences de ces leaders en termes de performance opérationnelle et de respect des délais de livraison », insiste le dirigeant.
Un développement international
Satys, qui travaille ainsi pour Airbus, Dassault Aviation, Boeing et ATR, mais aussi pour de nombreuses compagnies aériennes, projette d’ouvrir en 2025 à Châteauroux une salle de peinture dédiée aux avions long-courriers. Le groupe souhaite par ailleurs poursuivre la diversification géographique de son portefeuille en musclant ses positions aux États-Unis. « Ce marché, le plus dynamique au monde, constitue pour Satys un relais de croissance très prometteur », assure Grégory Mayeur, qui prévoit trois nouvelles implantations en Amérique du Nord dans les dix-huit prochains mois. En parallèle, l'entreprise présidée par Christophe Cador poursuit son développement au Moyen-Orient et en Asie, avec l’ouverture de trois nouvelles salles de peinture.
Le défi de la décarbonation
Autre défi stratégique à relever pour le groupe haut-garonnais : celui de la décarbonation. Avec en ligne de mire la réduction de l’empreinte environnementale de ses activités, mais aussi le déploiement d’un plan de transition énergétique permettant de récupérer la chaleur perdue dans le cadre de l’utilisation de ses installations. « Le cap sera tenu ; nous aurons atteint les 30 % de réduction (de CO2, NDLR) d’ici à 2025 », assure Grégory Mayeur, qui a par ailleurs fait le choix de recourir à l’anaphorèse pour le traitement de surface, autre activité du groupe. Une technologie innovante déployée dans un premier temps au sein de son site de Dugny, en Île-de-France.











