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Languedoc-Roussillon
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Institutions
| 26/05/2011

En 2010, la Région a réalisé 94 % de son budget

Selon le compte administratif 2010, qui sera voté, demain, par le conseil régional, la collectivité a dépensé, en 2010, 1,032 millard d’euros, soit 94 % du budget initialement prévu. « C’est un record d’exécution à l’échelle de la nation », s’est réjoui, mercredi 25 mai, Christian Bourquin, qui a promis que le budget 2011 serait « dans la même trame ». Les lycées, la formation, les TER et le développement économique représentent 78 % des dépenses d’intervention de la Région. 215 M€ ont été consacrés aux lycées, dont 164 M€ d’investissements. « Notre plan pluri-annuel d’intervention, qui s’élève à un millard d’euros, est réalisé aux trois-quarts », a précisé le président du conseil régional. Les dépenses consacrés aux lycées vont décroître, « même si nous continuons de façon forte : nous avons lancé les lycées de Lézignan et d’Argelès, avec comme objectif une livraison en 2014 ». Les dépenses consacrées à la formation s’élèvent à 187 M€, dont 97 M€ pour la formation professionnelle et 59 M€ pour l’apprentissage. Le ferroviaire a bénéficié de 121 M€, le développement économique de 129 M€ (dont 21 M€ pour les parcs régionaux de développement économique). La Région a dépensé 187 M€ en dehors de ses compétences obligatoires, pour la mise en place d’un réseau haut débit, la modernisation du Canal du Rhône à Sète, ou encore le plan Campus.

Effet levier
Vice-président de la Région en charge des finances, Didier Codorniou estime que l’impact de la Région est supérieur aux 191 M€ directement investis en maîtrise d’ouvrage propre, et aux 203 M€ de subventions versées. « Grâce à l’effet levier, un euro de subvention versé par la Région équivaut à des investissements cinq fois supérieurs : l’impact de la Région est donc de 1 205 M€ en 2010 ». Côté ressources, Didier Codornou a déploré le « désengagement progressif de l’Etat du financement des collectivités locales », avec une hausse de 0,6 % des dotations de l’Etat (381 M€), soit un niveau « inférieur à l’inflation », selon Christian Bourquin. Année de transition dans la réforme de la fiscalité des collectivités territoriales, 2010 a vu les recettes fiscales propres passer de 40 % à 29 % dans le budget de la Région : la collectivité a perçu une « compensation relais » après la disparition de la taxe professionnelle, début 2010. « Au final, la réforme entraînera une perte de 100 M€ entre 2011 et 2014 », estime Didier Codorniou. « Soit l’équivalent de deux lycées neufs. »
Autofinancement : 53 % des investissements
Le taux d’épargne nette de la collectivité s’élève à 24,5 % (5e niveau le plus élevé des régions métropolitaines), l’encours de la dette à 593 M€ (225 € par habitant) au 31 décembre 2010. La Région, qui dispose d’une capacité de désendettement de 2,6 ans. L’autofinancement finance près de 53 % des investissements régionaux. « Quand nous sommes arrivés en 2004, nous étions l’une des régions les plus endettées », assure Didier Codorniou. Christian Bourquin enfonce le clou : « En 2004, la Région injectait 250 M€ dans l’économie, avec un budget de 500 M€, et un taux de réalisation de moitié. Georges Frêche a su amener le budget de la Région à un milliards d’euros (via notamment une forte augmentation des impôts, NDLR), avec un taux de réalisation de 94 % ».
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