emploi.toulouse-metropole.fr, plateforme digitale dédiée à l’emploi local
Jean-Luc Moudenc, président de Toulouse Métropole, Serge Lemaître, directeur régional de Pôle emploi en MP, Paul Mayolle, responsable des relations institutionnelles de Jobijoba, et Marie-Jeanne Fouqué, adjointe au maire de Toulouse et conseillère métropolitaine, ont lancé lundi emploi.toulouse-metropole.fr, site web unique qui fédère toutes les offres d’emploi du territoire (y compris celles de l’emploi public).
Ce site, une première pour une métropole française, agrège des offres provenant d’environ 400 sites de recherche d’emploi en France, et permet aux recruteurs locaux de diffuser gratuitement leurs annonces. Plus de 9 000 offres sont publiées à ce jour. La plateforme héberge également des CV et informera sur les salons, les stages, les formations en alternance. Coût de cette plateforme pour la collectivité : 14 950 euros par an.
Le but de la plateforme est aussi de rendre plus transparent le marché de l’emploi. « Sur la métropole toulousaine, si on exclut les offres de l’intérim, on comptabilise 500 000 offres d’emploi sur un an, précise Serge Lemaître. Près de 60 % de ces offres sont pourvus via le marché caché, c’est-à-dire par relations et contacts. Tout outil qui permet de collecter et diffuser les offres d’emploi est le bienvenu. Une meilleure transparence du marché du travail est essentielle pour les demandeurs d’emplois. Plus on élargit la diffusion, plus les demandeurs d’emplois éloignés des réseaux ont de chance de retrouver du travail. » Depuis trois mois, le chômage n’augmente plus dans la métropole, après une augmentation continue en 2015, et le territoire affiche un solde positif en création nette d’emplois, poursuit Serge Lemaître. « Mais 42 % des demandeurs d’emploi le sont depuis plus d’un an. C’est préoccupant. »
La métropole toulousaine (37 communes) compte 89 000 demandeurs d’emplois (catégories A, B et C) et affiche un taux de chômage de 10,3 %. « Notre territoire est celui qui crée le plus d’emplois en Province, mais le taux de chômage reste dans la moyenne nationale, analyse Jean-Luc Moudenc. Ce paradoxe s’explique de deux façons : le dynamisme économique attire des demandeurs d’emplois, qui pensent avoir plus de chances de trouver du travail dans l’aire toulousaine ; par ailleurs, il faut prendre en compte le phénomène de chômage du conjoint, qui touche celles et ceux venus suivre leur partenaire qui a trouvé un travail dans l’aire de Toulouse. »
Le secteur qui recrute le plus dans la métropole, d’après Pôle emploi : les services aux entreprises (tertiaire), « avec des difficultés de recrutement sur les services à la personne et l’hôtellerie », annonce Serge Lemaître. Deuxième secteur pourvoyeur d’emplois : l’industrie aéronautique. « Un travail est mené avec les Opca, la Métropole, les donneurs d’ordres et les branches professionnelles, pour mettre en place un dispositif permettant aux demandeurs d’emplois d’être recrutés, sur des métiers de monteurs, par exemple. Un emploi dans l’aéronautique, c’est trois emplois induits. La filière présente l’avantage d’avoir une visibilité sur plusieurs mois, voire plusieurs années. »










