Pyrénées-Orientales
Tourisme - Loisirs
Elections municipales : l’Umih 66 présente le Manifeste de la profession

Après le BTP et son Pacte régional, l’Union des métiers et des industries de l’hôtellerie des P.-O. (Umih 66, 600 adhérents) a présenté, ce 26 février, le Manifeste des cafés, hôtels, restaurants, établissements de nuits engagée par la profession au niveau national pour sensibiliser les futurs élus. D’une vingtaine de pages et 12 propositions et recommandations, il est co-signé par les présidents nationaux de l’Umih, Roland Heguy, et du Groupement national des chaînes hôtelières (GNC), Jacques Barre. « Les premiers envois par courrier se font aujourd’hui, et nous suivons les dernières listes qui se font jour », annonce François Galabert, président de l’Umih 66.
Un "plan social invisible"
Très présent sur les territoires et dans l’économie (7,3 % du PIB, 7,1 % des emplois au national, CA : 149 Md€), le secteur connaît, selon lui, « un plan social invisible par le nombre de défaillance d’établissements en 2013, 7 600 en France. Au plan local c’est difficile de le chiffrer, tous ne sont pas adhérents », explique François Galabert, convaincu du rôle de la profession dans « le maintien du lien social et de l’emploi non délocalisable sur les territoires. » Il constate l’apparition de « déséquilibres dans la formation de cuisiniers. Je crains davantage les effets de la nouvelle loi sur la formation par l’apprentissage ! »
Stop au commerce illégal
Entouré d’Hervé Montoyo, président des restaurateurs, et de deux administrateurs Grégory Riva et Aziz Sébhaoui, le président du syndicat a dressé les attentes de la profession : « construire ensemble les conditions d’un développement durable de nos activités et du tourisme », « consulter les professionnels dans les futurs choix qu’ils seront amenés à prendre ». Et a présenté des propositions : « les élus doivent faire respecter et appliquer la réglementation en vigueur pour enrayer le commerce illégal (vente d’alcool, chambres d’hôte…) », « une pause fiscale : CVAE, CFE, ou les taxes en hausse + 2 à + 15 % depuis trois ans… et une pause règlementaire », « une simplification des démarches administratives. Et un appui des banques qui considèrent notre profession comme des métiers à risque », complète Grégory Riva. Autres propositions : « une offre mutualisée dans les cafés ruraux », « des résidences mixtes pour les saisonniers, les étudiants et les apprentis », et « la promotion de la destination via les supports numériques en collaboration avec les municipalités et les offices de tourisme ».










