Fil infos

Région Occitanie
|
Syndicats - Fédérations - Associations
| 31/10/2017

Edouard Forzy (La Mêlée) : « Accompagner les start-up, c'est un métier »

Trois questions à Edouard Forzy, fondateur et co-président de La Mêlée, association qui fédère et anime l'écosystème numérique en Occitanie (550 membres).

Le Starter, plateforme de pré-incubation portée par La Mêlée, à Toulouse, fête ses 3 ans d'existence. Quel bilan en retirez-vous aujourd'hui ?
Nous sommes fiers du chemin parcouru. Depuis fin 2014, le Starter a accueilli plus de 600 porteurs de projets. Notre premier rôle est de les orienter, de les aiguiller vers les structures les plus adaptées. Ça peut être l'IoT Valley, le Bizlab d'Airbus, l'Incubateur Midi-Pyrénées, ou d'autres... Si nous estimons que les start-up peuvent trouver leur place chez nous, alors nous leur faisons passer un « crash test » face à des experts. Les porteurs de projets qui sont retenus intègrent alors notre programme de pré-incubation, qui dure 6 à 9 mois. Au total, nous avons déjà accompagné 54 projets, dont 41 se sont transformés en entreprises. Avec quelques belles success stories, comme Macadam Garden, SchoolMouv, ou encore Coovia.

Il existe de nombreuses structures d'accompagnement des start-up à Toulouse. Certains disent qu'il y en a trop. Votre avis ?
Toulouse, la cité aux 1.000 incubateurs et accélérateurs : c’est un peu la blague qui circule chez les startuppeurs... Il existe, c'est vrai, de nombreuses structures qui aident et accompagnent les jeunes entreprises innovantes. Y en a-t-il trop ? Si l'objectif est d'accompagner des levées de fonds très importantes et de faire uniquement émerger des licornes (entreprises non cotées valorisées plus d'1 Md$, NDLR), alors oui, peut-être. Mais si le but est d'aider des entreprises à se développer, alors tous ces outils ont leur utilité.

Quel regard portez-vous sur les incubateurs créés par les grands groupes eux-mêmes ?
L'idée qui consiste, pour les grands groupes, à aller chercher l'innovation, est fondamentalement bonne. En revanche, la méthode pose question. Car accompagner des start-up dans leur développement, c'est un métier. Les groupes devraient sans doute s'appuyer davantage sur les écosystèmes existants. Et globalement, il importe d'accompagner les projets dès l'origine afin d'éviter les échecs. Si on veut que l'Occitanie soit de plus en plus riche en start-up, il faut aller les chercher là où elles naissent.

Propos recueillis par Alexandre Léoty / leoty@lalettrem.net
Bloc Abonnement

La Lettre M sur votre bureau chaque mois, la newsletter quotidienne à 18h, toute l'actualité en temps réel sur lalettrem.fr, les magazines thématiques, le guide « Les Leaders, ceux qui font l’Occitanie », la référence des décideurs d'Occitanie