Eden passe à la vitesse supérieure
« Depuis notre création, en 2014, nous travaillons en collaboration avec des podologues pour comprendre leurs besoins et développer nos outils en fonction » explique Brice Hermann, co-fondateur et président d’Eden. L’entreprise montpelliéraine (6 salariés), spécialisée dans l’impression 3D de semelles orthopédiques, prévoit de dégager son premier chiffre d’affaires début 2018 et de boucler une nouvelle levée de fonds mi-2018. La direction ne souhaite pas encore communiquer sur le montant. Eden a déjà levé au total 765.000 €. 4 personnes devraient être recrutées en 2018, pour des postes en production et pour la partie commerciale. À l’horizon 2019, la société envisage de s’implanter à l’international. « Nous pensons par exemple à l’Amérique centrale, l’Amérique du Nord et à l’Asie. »
L’impression 3D des semelles orthopédiques en permet la reproduction à l’identique, ce que ne peut pas faire un podologue de manière artisanale. « Si vous allez voir 10 podologues différents, vous aurez 10 paires de semelles différentes. » Eden ne souhaite toutefois pas se substituer aux podologues, bien au contraire. « Nous développons un outil numérique pour répondre au savoir-faire artisanal des podologues. Notre vocation c’est d’accompagner le podologue dans sa transformation digitale. Mais le praticien ne perd pas son savoir-faire. » Concrètement, l’entreprise héraultaise loue ses solutions aux podologues (scanner, ordinateurs…) pour qu’ils puissent faire un relevé d’empreinte le plus précis possible, puis le podologue envoie un fichier contenant toutes les données du patient à Eden qui imprime en 3D les semelles, dans ses locaux. « Le podologue a ainsi plus de temps pour se concentrer sur son diagnostic, plutôt que sur la fabrication des semelles. » Eden s’adresse exclusivement aux podologues.
75.000 € en 2015 auprès de Synersud et Créalia et 90.000 € en 2016 auprès de BpiFrance via son dispositif d'aide pour le développement de l'innovation (adi). Eden avait ensuite levé 150.000 € auprès de BPS (Banque populaire du sud) en 2016 et la même somme auprès de la Caisse d'épargne en 2017. L'entreprise héraultaise vient tout juste de finaliser une levée de fonds de 300.000 € auprès d'investisseurs, professionnels du secteur de la santé.










