Économie circulaire : le nouveau projet de Frédéric Salles (ex-Matooma) dédié aux équipements de bureaux
« Les statuts sont en cours de dépôt », se réjouit Frédéric Salles. Un peu moins d’un an après son départ de Matooma (solutions de connectivité, rachetée par Wireless Logic Group en 2019), Frédéric Salles s’apprête à lancer Scop3. Le concept : « Donner une seconde vie au matériel de bureau », explique-t-il, à La Lettre M. Scop3 développe une plateforme sur laquelle les entreprises vont avoir la possibilité de donner ou mettre en vente leurs équipements de bureaux (tables, chaises, écrans, ordinateurs, réfrigérateurs, cafetières…), dont elles ne se servent plus. Ce matériel peut être alors soit vendu à une autre entreprise, soit donné à une ou des associations. La plateforme devrait être opérationnelle courant septembre. Tablant sur un marché potentiel de six millions d’acteurs - « il y a en France 1,5 million d’associations et 4,5 millions d’entreprises disposant d’un Siren », souligne le dirigeant – Frédéric Salles vise 4 000 associations et entreprises partenaires d’ici à fin 2023 et un CA de 1 M€ à fin 2024. « Nous avons aussi le projet de rejoindre rapidement un incubateur - je pense au Bic de Montpellier – et de recruter au moins deux personnes courant 2022 : un profil de CTO (chief technical officer ou directeur technique, NDLR) et un autre en digital marketing. »
Prestations administratives et logistique
« Scop3 gère le volet administratif - nous générons les documents, tels que le cerfa fiscal pour don en nature quand le matériel va à une association - et l’aspect logistique, parfois complexe car les équipements sont souvent dispatchés chez plusieurs acheteurs ou bénéficiaires, que nous sous-traitons à un transporteur », détaille Frédéric Salles, qui est associé dans ce projet à Sophie Contreras Scantamburlo, également directrice financière de l'entreprise (Montpellier). Et ce dernier d’ajouter : « Nous mettons aussi en place le système automatisé de transaction et agissons en tant que tiers de confiance. » Ainsi, le vendeur perçoit l’argent si l’acheteur est satisfait.
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