Eau, assurance des vignobles : les priorités agricoles héraultaises exposées au CD 34
« Que seraient nos paysages s’il n’y avait plus de viticulture ? », lance Kléber Mesquida, président du CD 34, à l’occasion du lancement de la conférence agricole départementale 2017, le 5/5 à Montpellier. Rappelant la place de l’agriculture, en tant que telle ou pour le tourisme, dans le développement économique du département de l’Hérault, Kléber Mesquida annonce qu’une convention entre le CD 34 et la Région sera signée en juin afin que le Département puisse continuer à intervenir sur le volet agricole, malgré le transfert des compétences de la loi NOTRe.
La problématique de l’eau reste une préoccupation phare du département. « Suite à notre appel d’offres, nous aurons le 4/8 une cartographie complète des ressources en eau du département. Le 4/12, l’étude sur les besoins en irrigation sera achevée. Nous aurons en mars 2018 les différents scenarii et nous programmerons en juin 2018 les crédits et équipements nécessaires », poursuit Kléber Mesquida. Autre dossier, celui de la lutte contre le ver de la grappe, avec la technique de la confusion sexuelle, soutenue par le Département : en 2017, 7.000 ha devraient être concernés, soit 10 % du vignoble héraultais, dont 760 ha de la coopérative les Costières de Pomerols (50 ha en 2013). Côté tourisme et agriculture, en partenariat avec la chambre d’agriculture, le CD34 « présentera prochainement un recensement pointu de l’offre oenotouristique dans le département ».
Assurance du vignoble
Le président de la chambre d’agricultture, Jérôme Despey, est quant à lui revenu sur la question de l’assurance du vignoble. Avec le dernier épisode de gel, où 15.000 à 20.000 ha ont été touchés, « on ne peut pas continuer à rester dans cette situation. Je suis catastrophé de constater que seulement 14 % du vignoble héraultais est assuré. Ce n’est pas tenable. On ne pourra pas sans cesse compter sur le soutien des collectivités », alerte-t-il. Jérôme Despey assure qu’il travaillera avec le futur ministre de l’agriculture sur le régime assurantiel afin de le rendre obligatoire ou, au mieux, d’en faire une condition à l’obtention d’aides du type Pac, OCM ou même bancaires.










