Pyrénées-Orientales
Industrie
EAS Industries : le DG reste optimiste
EAS Industries, une entreprise de Perpignan spécialisée dans la maintenance aéronautique, pourrait être liquidée dans les jours qui viennent si elle ne trouve pas de repreneur. Plus de 270 emplois sont en jeu. Georges Pozniakoff, le directeur général de l’entreprise implantée à Perpignan se nénamoins confiant. « C’est quand la situation est difficile qu’il faut être optimiste, assure-t-il à La Lettre M. Mon souhait, c’est que l’entreprise trouve un repreneur qui ait envie d’investir, d’exporter et de continuer à développer cet outil. » Alors que les délégués syndicaux CGT ont organisé une conférence de presse ce 19 mai pour alerter sur la situation de l’entreprise, le directeur général assure que « rien n’est fait ni d’un côté, ni de l’autre, (sous entendu, on ne sait pas si on va déposer un dossier de cessation de paiement ou pas, NDLR). Mais nous faisons ce qu’il faut pour que les choses se passent bien. »
Un problème avec la reconstruction du hangar
Si une première négociation de reprise a échouée, le directeur général souligne que « des choses se passent évidemment. Mais des négociations de reprise se tiennent avec des clauses de confidentialité. » Selon Georges Pozniakoff, « jusqu’au problème du hangar, tout se passait bien. Nous suivions le plan de continuation. » Selon lui, la faute repose sur la conception et la construction du hangar. Il incrimine le groupement d’entreprises, Torras ou encore l’architecte. « Quand nous nous sommes lancés dans la construction du hangar, nous avions un trésor de guerre nous permettant d’aménager l’outil de production. Mais le retard lié à la reconstruction du hangar nous a conduit à consommer ce trésor de guerre pour survivre. La productivité a été impactée. Je regrette aussi que mon rendez-vous au ministère à Paris n’ait pas débouché sur une négociation avec les assureurs, avant que cela finisse pas nous tuer », ajoute-t-il.










