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Haute-Garonne / Midi-Pyrénées
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Numérique
| 13/04/2016

DigitalPlace décline sa Journée de financement en région le 14/4

Dans le prolongement de la 2e Journée de financement qui a eu lieu à Paris le 8 mars dernier, DigitalPlace organise une déclinaison régionale de l’événement ce 14/4, de 9h à 12h30 dans ses locaux (Labège), en partenariat avec KPMG Toulouse. Comme à Paris, les 13 entreprises toulousaines - sélectionnées et coachées depuis 6 mois par le cluster régional du numérique - présenteront leur stratégie à des investisseurs régionaux pendant des phases de pitch de 5 mn chacune. Elles auront également la possibilité de prendre directement rendez-vous avec eux à la fin des présentations.

Pour la 2e édition de sa Journée de financement, DigitalPlace avait noué un partenariat avec KPMG. Le 8 mars, c’est donc à Paris la Défense, au siège du groupe d’audit et de conseil, qu’ont été reçues 13 entreprises du numérique midi-pyrénéennes en recherche de fonds. Objectif de DigitalPlace : « Faire rentrer les entreprises dans le radar des grandes sociétés d’investissement », telles que Elaia Partners, Omnes, CM CIC, Daphni, Banexi Ventures Partners ou encore Odyssée. Parmi les 13 entreprises sélectionnées et coachées depuis fin 2015 par le cluster, pour pitcher devant 14 investisseurs : des entreprises en émergence, des start-up mais aussi des entreprises en croissance. Avec des besoins en financement différents : amorçage, capital-risque ou capital-développement. « Nous avons déjà reçu le soutien de la CCI, de Bpifrance et du Réseau Entreprendre mais c’est notre première recherche de fonds. Nous sommes rentables mais nous devons ouvrir notre capital pour accélérer la commercialisation d’IteropSuite (solution en mode SaaS de gestion et suivi des processus d’entreprise, NDLR) », explique Aurélien Codet de Boisse, directeur associé d’InteropSys (9 salariés, 200 K€ de CA), qui évalue à 750 K€ les besoins de sa société. Le 8 mars, il a pitché « parmi les derniers. Je n’étais pas particulièrement stressé car je connaissais l’exercice, pour l’avoir pratiqué 6 mois avant dans le cadre de Midinvest. » Il insiste sur la l’importance de la préparation qui s’est faite en amont avec des spécialistes de l’IT, membres de DigitalPlace : « Nous avons bénéficié d’un accompagnement exceptionnellement bon. Nous nous sommes par exemple retrouvés plusieurs fois pour pitcher entre nous (avec les autres entreprises sélectionnées, NDLR) avec un effet miroir très intéressant, chacun se montrant bienveillant mais jamais complaisant. »
Dirigeant de STInformatique et administrateur de DigitalPlace, Dominique Turpin complète : « L’accompagnement s’est fait sur 6 ou 7 jours – moitié en collectif, moitié en individuel – et sur 4 volets : le business model canvas (un outil pour dresser un état des lieux du modèle économique d’une entreprise, NDLR), le marketing stratégique, le business plan et le pitch. »

« Inutile de vouloir tout dire »​
Sur le pitch en lui-même, Aurélien Codet de Boisse estime qu’« il doit donner envie à l’investisseur de vous revoir plus longuement ensuite. Inutile de vouloir tout dire : il faut imaginer que l’investisseur est avant tout un client et le convaincre que votre produit est bon. Même si ce n’est pas toujours évident quand on fait du BtoB dans le domaine de l’IT… » « Au départ, les entrepreneurs ont tendance à donner beaucoup de détails techniques dans leur pitch donc on élague petit à petit… », confirme Dominique Turpin. Pas de recette universelle selon lui : « Ça dépend de chaque entreprise, de son degré de maturité, du profil de son dirigeant, plutôt technique ou plutôt commercial, etc. Mais ce qu’il faut faire ressortir, c’est sa proposition de valeur – quelle solution apporte le projet et pour quel client ? - et son modèle économique – qui sont les clients et que sont-ils prêts à payer ? Viennent ensuite le plan d’action et le prévisionnel. »
Du côté d’InteropSys, « le plan du pitch était assez simple : quelle est la problématique ? Quelle est la solution pour la résoudre ? Qui est déjà positionné dessus ? Quelle est la taille du marché ? Combien va-t-on gagner grâce à notre solution ? » Un pitch qui s’est prolongé par des discussions avec plusieurs investisseurs, aujourd’hui bien avancées : « Nous devrions arriver à lever la somme que nous cherchions mais l’idéal serait de trouver un fonds qui puisse nous suivre sur plusieurs tours de table et qui ne prenne pas trop en échange ! », conclut-il.
En 2014, la 1ère Journée de financement avait permis à 6 entreprises toulousaines de lever quelque 9,6 M€, selon DigitalPlace.

Aline Gandy / gandy@lalettrem.net
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