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Languedoc-Roussillon
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Institutions
| 2/10/2009

Développement économique - Frêche appelle au changement des mentalités

Le président de la Région L.-R. Georges Frêche a lancé jeudi soir, au Parc des Expositions de Montpellier, un appel au « changement des mentalités » et au « désenclavement » à l'attention des décideurs régionaux venus à sa rencontre, dans le cadre de la troisième convention régionale des décideurs où les 22 conclusions du rapport Constantin ont été présentées.
« Tout passe par le changement des mentalités, a-t-il déclaré. Les gens intelligents, il y en a. Mais il faut se désenclaver, voir plus loin que notre territoire, en travaillant avec Aix/Marseille, Clermont-Ferrand, Lyon, Toulouse, Barcelone. C'est la raison pour laquelle un syndicat mixte aménage un parc d'activités logistique à Castelnaudary, dans l'Aude : nous sommes en troisième couronne de Toulouse. J'ai pris Martin Malvy (président de la Région Midi-Pyrénées, porteur d'un projet à Villefranche-de-Lauraguet) de vitesse. » La première pierre du parc d'activités régional Nicolas Appert a été posée mercredi. Le promoteur Idec va construire un entrepôt de 50 000 m2.
Fournier taclé
Georges Frêche a taclé Jean-Paul Fournier, maire UMP de Nîmes, au sujet du TGV Nîmes/Montpellier, désormais annoncé pour 2016. « Le contournement ferroviaire mixte Nîmes-Montpellier est bloqué à cause du député-maire de Nîmes, M.Fournier. Le gouvernement est incapable de faire pression sur lui. Jacques Blanc a déjà bloqué la ligne pendant 18 ans, estimant que ce n'était pas des compétences de la Région. Juridiquement, il avait raison. Résultat, le TGV Bretagne et le TGV Est sont passés devant nous. M.Fournier s'est mis en tête de mettre la gare à tel endroit (Manduel, ndlr). Il veut des garanties de l'Etat avant de faire voter une participation financière au CNM par Nîmes Métropole. Cette discussion dure depuis deux ans. On a déjà perdu deux ans en discussions oiseuses. L'Etat ne peut rien lui garantir, car il faut d'abord faire une enquête et tant que l'enquête n'est pas faite, on ne peut pas trancher. Le maire de Nîmes refuse d'entendre cet argument. C'est pourtant simple, un enfant de trois ans le comprendrait. Je l'aime beaucoup, mais il est têtu comme une bourrique. Vu qu'on n'a pas non plus la contribution du conseil général de l'Hérault, l'affaire est bloquée. Et le TGV Bretagne et le TGV Est passent à nouveau devant nous. Je ne parle que du contournement Nîmes-Montpellier, je ne parle pas de Montpellier-Perpignan, qui ne devrait arriver, à l'heure actuelle, qu'en 2022 au plus tôt. Ne parlons plus de 2018, ni de 2020. »
Gisement touristique
Au cours de cette convention, Gérard Maurice, président du conseil économique et social régional, a relevé « l'énorme potentiel » des pays du Maghreb, « qui sont de langue et de droit français. Il ne reste plus qu'à éradiquer les problèmes de corruption ». Côté infrastructures, le patron de Sogea Sud stigmatise le trop-plein de rond-points. « On est champions du monde des rond-points en France, ce n'est pas une bonne utilisation de l'argent public. C'est les voies nouvelles qui apportent du développement économique. »
Côté tourisme, Michel Miaille a déclaré : « La moitié des touristes qui passent dans la région se cantonnent à la visite de l'un des trois sites suivants : Pont du Gard, Musée Fabre à Montpellier et cité de Carcassonne. Or, le L.-R. compte 2 000 sites. Il y a un énorme gisement touristique à exploiter. »
Alors que les militants socialistes votaient pour choisir leur tête de liste aux élections régionales, Georges Frêche a conclu, serein, devant les quelques 400 décideurs : « Je vais vous laisser le temps des élections. On se reverra après. »
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