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Gard
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Transports - Logistique
| 1/10/2009

Deux entreprises régionales intéressées par le port fluvial de l'Ardoise

En visite à l'Ardoise pour la première fois depuis l'annonce de son intention de faire du port fluvial le « quatrième port du Languedoc-Roussillon », Georges Frêche a évoqué deux pistes d'entreprises en négociation pour implanter une antenne dans les futures infrastructures : TAB (Saint-Jean-de-Védas, 34) et Capelle (Vézénobres, 30). Deux entreprises pour lesquelles les 60 hectares de plate-forme sur l'ancien site Arcelor-Mittal (Ugine) sont un argument supplémentaire à l'installation. 40 hectares sont déjà disponibles, 20 autres le seront après le démontage de l'aciérie, qui sera achevé en 2012.
Interrogé par La Lettre M, Jean-Claude Brunier, PDG de TAB, précise toutefois que Laudun n’est pas le seul site envisagé pour son projet de terminal : « Il y a une fenêtre, elle se fermera rapidement, confie-t-il. Je travaille sur ce dossier depuis deux ans. Avec les services de la Région L.-R., on n’est pas les mêmes tempos. Je m’occupe activement d’une solution alternative, probablement en Paca, car il faut préparer la reprise et plusieurs mois sont nécessaires à la construction d’un terminal. »
Les alentours de l'Ardoise représentent « près de 250 hectares qui constituent de vraies sources éventuelles de développement », selon le maire PS de Laudun-l'Ardoise, Patrice Prat. Le site qui présente « l'avantage d'être multimodal, aux yeux de Georges Frêche, avec du fluvio-maritime, du routier et du ferroviaire », un grand nombre de voies de chemin de fer pénétrant dans l'ancien site Arcelor et s'étendant jusqu'au port existant.
La société gérante perd de l'argent
Un port géré actuellement par la société Port Midi, créée en 1989 (*), et dont l'activité se résume désormais à la réception de granulats du cimentier Lafarge. « Depuis la fermeture d'Ugine (2004, ndlr), on perd de l'argent, confie Jean-Marc Rouméas à La Lettre M. Les industriels ont maintenant besoin de cet outil pour faire marcher la concurrence entre les sites. Il faut maintenant arriver à allier le port avec le fer et la route ». Avec l'arrivée de nouvelles entreprises, la gare de triage ne sera pas pour autant saturée selon le responsable patronal : « À une époque, elle desservait cinq sites et pas des moindres, poursuit Jean-Marc Rouméas, comme Ugine, Pechiney, ou Owens corning. De plus, côté Avignon, la plate-forme ferroviaire est saturée ». L'arrivée en force de la Région dans le projet de relance du port n'inquiète pas non plus le patron de la société gérante : « Que Port Midi soit dans la nouvelle organisation à 10 %, 20 % ou autre, c'est pas grave. L'intérêt, c'est que l'outil fonctionne pour tout le monde ». L'arrivée probable d'une nouvelle société de logistique à Laudun-l'Ardoise, après FM Logistic installé sur le parc régional d'activités économiques Antoine-Laurent Lavoisier, permettrait de renforcer le projet
(*) Détenue à 60 % par l'entreprise de BTP de Laudun-l'Ardoise Rouméas et Fils, la société Port Midi est gérée par Jean-Marc Rouméas, par ailleurs président du Medef gardois. C'est son entreprise de BTP qui a obtenu le marché de végétalisation du crassier de l'usine Ugine.
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