Des vœux…
C’est de saison ! Même si les cycles économiques méconnaissent les changements d’années calendaires, nous avons, tous, tendance à cette période à établir des constats et à décrypter l’avenir.
C’est l’époque bénie des conjoncturistes, des prospectivistes, et autres Pythonisses, et Sibylles… Le futur n’est plus ce qu’il était et le passé est de plus en plus imprévisible !
Dans cette volonté de prédire, il convient de ne pas oublier que le fondement de l’économie est la confiance. Or, ce concept peut-être très difficilement mis en équation. Certes, la statistique, l’économétrie peuvent nous apporter des pistes, des indices, mais, l’économie ne fait pas partie des sciences exactes.
Ce besoin, humain, de voir l’avenir radieux nous conduit à des excès avec un usage abusif de la linguistique. Charles Baudelaire écrivait : “manier savamment une langue, c’est pratiquer une sorte de sorcellerie évocatrice”.
Certes, pour les premiers jours de 2008, l’information économique “a plombé” l’ambiance : bourse en baisse, pers-pectives de croissance très modestes, forte augmentation du prix du pétrole, distorsion de la parité euro-dollar, éventuels retards pour la livraison de l’A400M, rechute boursière d’EADS…Bref, le début de l’année n’incite pas à un optimisme démesuré.
Certes, les périodes électorales, municipales et cantonales, ne sont pas propices aux investissements. Les équipes sortantes font preuve de prudence, c’est sage et les nouveaux élus prennent connaissance des dossiers, cela vaut mieux. Il y a donc, toujours, un “trou” des investissements publics dans les années électorales. Or, dans notre société d’économie mixte, comme l’avait décrite feu le Président François Mitterrand, le secteur public est l’un des principaux moteurs de l’activité économique aussi bien au niveau régional, que départemental ou local.
Toutefois, en Midi-Pyrénées, les secteurs importants restent bien orientés. Le spatial, après des années de “quiétude”, est redevenu dynamique, l’agroalimentaire reste porteur, les industries liées au secteur de la santé devraient enregistrer un nouvel essor avec la montée en puissance du pôle de compétitivité et le Cancéropôle, enfin, l’aéronautique où les deux constructeurs, Airbus et ATR, ont engrangé un carnet de commandes pléthorique, offre toujours de bonnes perspectives.
On pourrait faire nôtre, comme vœu pour cette année 2008, le dicton marin qui dit “espère le meilleur, prépare toi au pire et prends ce qui vient”.
J. Subirats










