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Languedoc-Roussillon
| | 27/11/2012

Des entreprises innovantes plus résistantes que les autres

Selon une étude dévoilée par Oséo ce matin, les entreprises innovantes résistent mieux dans le temps que les entreprises classiques. C’est en tout cas l’une des conclusions qui ressort de l’étude menée par Oséo en partenariat avec le ministère de l’Enseignement supérieur et de la recherche et présentée ce matin, mardi 27 novembre, à Montpellier : l’organisme, dont l’un des rôles est d’accompagner la création d’entreprises innovantes, s’est intéressé sur 10 ans au devenir des entreprises innovantes accompagnées. Quelque 5 500 entreprises ont été incluses dans cette étude au niveau national, dont 283 en L.-R. Le taux de pérennité à trois ans s’élève ainsi à 94 % pour les créations d’entreprises innovantes (CEI), contre 66 % pour les entreprises classiques. Ce taux monte même à 97 % pour les entreprises lauréates du concours organisé chaque année par les deux entités. À cinq ans, le taux régresse légèrement à 85 %, mais reste toujours largement supérieur à celui des entreprises traditionnelles.

Hérault et L.-R. bien placés
Première en son genre, cette étude vise à donner des indicateurs sur la création d’entreprises innovantes. De 1998 à 2007, elle a ainsi porté son regard sur les deux premières années de création, avant d’interroger le devenir de toutes ces entreprises, en 2010. La délégation régionale d’Oséo s’est-elle évertué à faire ressortir quelques indicateurs régionaux.
Avec 283 CEI, soit 5,2% du panel, le L.-R. se trouve plutôt bien placée, en 4e position derrière l’Ile-de-France (1/4 des CEI), Rhône-Alpes et PACA. Au sein de la région, c’est toutefois l’Hérault qui domine, avec 3,1% des CEI prises en compte.
Oséo consacre chaque année 100 M€ à plus de 1 000 projets. En région, si on agrège aux fonds d’états les fonds régionaux et européens, ce sont 20 M€ qui ont été consacrés à l’accompagnement de CEI entre 2008 et 2011. En LR, les taux CEI en fonction des secteurs sont assez conformes aux taux nationaux ; on ne constate pas de spécialisation spécifique du LR, si ce n’est un taux un peu plus important dans les biotechnologies (+ 4 %), et une légère sous représentation des CEI en génie des procédés, matériaux et mécaniques.

« S’ouvrir et s’entourer pour réussir »
De manière globale, Laurent Cambus, délégué régional d’Oséo en charge de l’innovation a insisté sur l’importance de l’ouverture pour la réussite des CEI : « Les leviers de croissance identifiés par les entreprises interrogées sont la R&D, la rencontre du marché bien sûr, mais aussi la solidité et la cohésion de l’équipe, ainsi que la constitution d’un réseau. Les entreprises que j’appelle extraverties, c’est à dire qui n’hésitent pas à ouvrir leur capital, à faire appel à des partenariats représentent 38 % du panel. »
« C’est dommage de ne pas avoir pris en compte le phénomène de la création d’emplois dans cette étude, a regretté Marie-Thérèse Mercier, présidente du Medef Montpellier/Sète Centre Hérault. Cela aurait certainement permis d’établir un lien fort avec l’ouverture du capital. » Les modes de financement, soucis chroniques des CEI auraient également pu être analysé plus finement. L’étude se contente en effet de constater que les CEI ont des problèmes de financement, et qu’au cours des deux premières années, elles font essentiellement appel aux fonds propres et aux aides publiques. « C‘est une première étude, s’est défendu Laurent Cambus. Des compléments vont être apportés au cours du premier semestre 2013, notamment sur les spécificités liés au genre des porteurs de projet. Et cette étude est vouée à être rééditée, certainement pas tous les ans, mais selon une périodicité qui reste à définir. »
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