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Gard / Haute-Garonne
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Emploi
| 10/12/2015

Des centres Epide à Nîmes et Toulouse début 2017

L’établissement public Epide, qui intervient pour insérer dans l’emploi des jeunes sans diplôme ni qualification, recherche activement pour le 1er janvier 2016 les directeurs de ses futurs centres de Nîmes et Toulouse. Pour les deux sites, le calendrier annonce une « ouverture prévisionnelle début 2017 ». Le futur centre de Nîmes emploiera 54 agents et pourra accueillir 150 « volontaires » (jeunes). Celui de Toulouse emploiera 64 agents et il aura une capacité de 180 jeunes. « Nous restons avec l’objectif d’ouvrir début 2017, c'est-à-dire au cours des premiers mois de l’année, indique Epide à La Lettre M. Nous avons identifié des lieux potentiels, mais les travaux n’ont pas débuté. Nous allons louer et réaliser des travaux d’aménagement pour adapter les infrastructures aux besoins fonctionnels d’un centre. »

Uniforme et discipline

 

C'est « à la demande du président de la République » en visite chez Epide, il y a quelques mois, que vont ouvrir ces sites dans le Sud, selon une conseillère en communication d'Epide. Créé en 2005 par Michèle Aliot-Marie et Jean-Louis Borloo, alors respectivement ministre de la Défense et ministre du Travail et de la cohésion sociale, Epide est financé par les ministères chargés de l’Emploi et de la Ville, et le financement complété par une subvention du fonds social européen FSE. Il existe 18 centres Epide en métropole, aucun en Languedoc-Roussillon ou Midi-Pyrénées, le plus proche est situé pour l’instant à Marseille. Epide a déjà accompagné 30 000 jeunes vers l’emploi ou la formation qualifiante.

La formation dans les Epide, destinée à des jeunes en échec scolaire, est triple, selon un article du quotidien Ouest-France, consacré à l'Epide d'Alençon : « l'éducation comportementale » (ponctualité, régularité, politesse, instruction civique, prévention routière...), formation générale (maths, français, informatique, sport...) et formation professionnelle (stages et élaboration d'un projet professionnel). Ils restent à l'Epide entre huit mois et deux ans. Le séjour est gratuit ; les jeunes reçoivent une allocation de 300 € par mois.

Une partie du personnel d'encadrement est constituée d'anciens militaires. À Alençon, « les jeunes se déplacent d'un bâtiment à l'autre en section et au pas cadencé, portent un uniforme, défont leur lit et replient leurs draps tous les jours, et hissent les couleurs tous les vendredis en chantant la Marseillaise. »

Sylvie Brouillet, Agence Jam
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