Languedoc-Roussillon
Immobilier
Des baisses régionales des prix de l’ancien supérieures au national
Les prix des maisons anciennes en L.-R. ont baissé de 14,2 % en un an, selon la présidente régionale de la Fnaim, Michèle Ménabréa. Celui des appartements anciens a chuté, lui, de 9 % pendant la même période. « Notre région a peut-être connue une hausse des prix plus rapide que la moyenne nationale, affirme la présidente régionale. On peut raisonnablement penser que l’on assiste à une correction des prix plus en phase avec le marché ».
Selon l’observatoire des marchés de l’ancien de la FNAIM à Montpellier, les appartements retrouvent le niveau équivalent des prix de 2006 (prix moyen : 2 698 €/m2), avec une baisse de - 4,2 % sur un an. À Perpignan, les prix sont en forte baisse (prix moyen : 1 833 €/m2) en chute de - 9,8 %. À Nîmes, le prix de vente des appartements reste stable (prix moyen : 2 224 €/m2), avec une légère hausse de 2,1%.
Le marché reste sous tension
« Le crédit immobilier est encore attractif », souligne la présidente régionale. « Depuis fin 2008, les taux ont baissé d’un point ». Ces taux attractifs, aux alentours de 6 %, permettent aux ménages de réduire la durée de leur crédit, avec une durée moyenne de 18 ans, selon la Banque de France. La baisse des prix est également favorable aux emprunteurs. « Les mensualités ont baissé de 10 % environ », précise-t-elle. L’ensemble des professionnels présents le confirme : Le marché reste difficile. « Dans l’Aude, les prix peuvent chuter de 20 % sur les biens quand l’acte est finalement signé chez le notaire », constate Didier Tixador, de Corbières immobilier.
Face à ces tendances, les facteurs d’une reprise sont-ils réunis ? Pour Michèle Ménabréa, « en dépit de ces tendances, l’activité dans l’ancien est en recul de près de 30 % sur un an. Nous constatons toutefois un redémarrage depuis mars dernier. Mais le moral des ménages est dégradé face à la crise et à la montée du chômage ».
« Certaines banques auraient tendance à dire aux acheteurs potentiels d’attendre encore que les prix baissent », estiment certains professionnels.
Exonération des droits de mutation
« Notre président René Pallincourt nous a présenté plusieurs hypothèses concernant une éventuelle reprise », souligne Michèle Ménabréa : « Une baisse de 5% durant l’été permettrait de resolvabiliser la clientèle, et une nouvelle baisse de 5 % durant l’automne pourrait maintenir le niveau de solvabilité des ménages ». Ce cumul de baisses successives permettrait d’atteindre une baisse lissée de 8,1 % au final au 4e trimestre 2009. « Notre président fait appel aux pouvoirs publics afin de mettre en place une exonération des droits de mutation et un doublement du prêt à taux 0 % pour l’ancien, pour relancer notre marché ».










